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Fritch veut confier au futur concessionnaire de Tahiti-Faa’a « l’entretien et l’exploitation » des 46 autres aérodromes de la Polynésie

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L’appel d’offre relatif à la concession de l’aéroport de Tahiti-Faaa devrait enfin voir le jour cette année. Le président du Pays Édouard Fritch souhaite d’ores et déjà que le futur concessionnaire prenne également la gestion des aérodromes de Ra’iatea, Bora et Rangiroa, et pourquoi pas les 43 autres, notamment pour ce qui est de « l’entretien et l’exploitation ».

Cela fait 30 mois que la cour administrative d’appel de Paris a annulé la concession de l’aéroport de Tahiti-Faa’a à la société Aéroport de Tahiti (ADT). Elle avait considéré, le 30 mars 2017, qu’il n’y avait pas eu de mise en concurrence. Un an après cette décision de justice, un appel d’offre avait été lancé, puis déclaré infructueux en mars 2019, après que la ministre des outre-mer Annick Girardin ait annoncé la rétrocession au Pays des aérodromes d’État de Ra’iatea, Bora Bora et Rangiroa. Un nouvel appel d’offre devrait donc voir le jour cette année, ne concernant plus que l’aéroport de Tahiti-Faa’a.

La remise en état et aux normes des trois aéroports en question

Mais le président du Pays Édouard Fritch souhaite d’ores et déjà que le futur concessionnaire de l’aéroport de Tahiti-Faaa reprenne « l’entretien et l’exploitation » des 43 aérodromes appartenant au Pays, en plus des trois aérodromes d’État qui devraient être rétrocédés au Pays d’ici 2020. En effet, la ministre des Outre-mer Annick Girardin avait annoncé l’année dernière que « l’État procédera, d’ici à 2020, au transfert au Pays de la propriété et de la gestion de trois aéroports dits ‘secondaires’ qui étaient demeurés de sa compétence : Bora-Bora, Rangiroa et Raiatea ». Mais concernant la rétrocession des ces trois aérodromes, Édouard Fritch affirme que des discussions ont lieu actuellement avec l’État, avant l’adoption de la loi par le Parlement en décembre prochain, pour que ces derniers soient remis « en état et surtout à niveau (…), et l’État est d’accord sur le principe ».

Mais voilà, pas sûr que le nouveau concessionnaire de l’aéroport de Tahiti-Faa’a veuille reprendre dans son « escarcelle » les 43 autres aérodromes de la Polynésie. Notamment parce que seulement « 22 des 43 aérodromes territoriaux (…) sont assujettis au paiement de la taxe aéroportuaire. A contrario, le reversement du produit de cette taxe concerne l’ensemble des 47 aéroports. Pour l’ensemble de la Polynésie, le produit de la taxe couvre environ 60 % des coûts éligibles » peut-on lire dans le rapport d’activité de 2018 du service d’État de l’Aviation civile en Polynésie française.

De plus Ra’iatea, Bora-Bora et Rangiroa accueillent un trafic aérien important et s’autofinancent avec les redevances. Ainsi en 2018, ces trois aérodromes ont accueilli près de 600 000 passagers commerciaux. Les 43 autres aérodromes ont eux accueilli 480 373 passagers.

De son côté, le haut-commissaire Dominique Sorain assure que des discussions relatives aux financements des trois aérodromes qui devraient être rétrocédés sont toujours en cours.

Les salariés d’ADT sont inquiets pour leur avenir

Et à ce propos, les employés de l’aéroport de Tahiti (ADT) ont rencontré il y a quelques semaines le vice-président du Pays, Teva Rohfritsch, et le haut-commissaire Dominique Sorain. Une rencontre « tout à fait normale » avait alors assuré le représentant de l’État au fenua. Il s’agissait notamment de parler de « leur devenir dans le cadre du futur marché et de l’appel d’offre qui va être fait pour la gestion de l’aéroport de Tahiti-Faa’a ». Le haut-commissaire a d’ores et déjà annoncé qu’une autre rencontre devrait avoir lieu afin de les tenir informés sur le cahier des charges dans lequel devrait être précisé « la reprise des salariés de l’aéroport avec leur ancienneté etc etc ».

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1 Commentaire

  1. Gaston
    18 septembre 2019 à 8h41 — Répondre

    Concernant les salariés de ADT qui sont inquiets pour leurs avenirs ,Il y a du nettoyage a faire.Il y a un certains nombres de branleurs qui sévices depuis des années .Et pour le financement de la remise en conformité le territoire veut le beurre et l’argent du beurre les pratiques ne changent pas

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