ACTUS LOCALESSPORTS

JO : la Française Johanne Defay médaille de bronze à Teahupo’o


La Réunionnaise, tombeuse de Vahine Fierro en huitième, a remporté la petite finale olympique face à Brisa Hennessy. Après être passée tout près d’une qualification en finale, elle prend sa revanche sur la Costaricaine, numéro 3 mondiale, et qui l’avait envoyée en repêchage lors du premier tour. À 30 ans, la numéro 1 Française, éliminée en huitième aux JO de Tokyo en 2021, monte donc sur la troisième marche du podium et remporte la première médaille olympique française en surf, complétée quelques minutes plus tard par l’or de Kauli Vaast.

Lire aussi : 

12.66 contre 4.93. C’est ce qu’on appelle une victoire nette et sans bavure pour Johanne Defay. La Réunionnaise prend le dessus, en petite finale des JO, sur Brisa Hennessy, et en même temps sa revanche. La Costaricaine, numéro 3 mondiale, l’avait envoyée au tableau de repêchage après un premier tour qui avait failli marquer une fin de compétition prématurée pour la numéro 1 française. Mais la tête en sang, ou les pieds, mordus à plusieurs reprises par le récif de la Presqu’île, Johanne Defay n’a rien lâché. Ni contre Molly Picklum au deuxième tour, ni contre Vahine Fierro en huitième, pas plus contre Carissa Moore en quarts. Que des favorites, que des têtes de séries.

Rien ne lui aura été épargné, surtout pas cette égalité arrachée en dernière minute par Caroline Marks en demie et qui, suivant la règle de la meilleure vague de la série, la coupera dans sa course à l’or. Ce sera le bronze, donc, mais le bronze au courage. « Ça a été un peu le parcours du combattant, à l’image de ma carrière un peu, sourit la jeune trentenaire, qui dédit sa médaille à son mari et Coach, Simon. J‘ai l’impression que des fois si c’est pas assez difficile, je passe à côté, ou quelque chose comme ça. C‘est comme ça pour moi, dans la vie, dans ma carrière, dans mon sport. Si le challenge n’est pas assez haut, on va dire que je passe à côté, peut-être par manque de pression. Là je n‘ai jamais été aussi stressé de ma vie que à cette compétition ».

Stressée et pourtant, comme Kauli Vaast, les JO n’étaient pas son objectif prioritaire. L’actuelle 6e du Championship Tour veut entrer dans le quinté de tête et ainsi se qualifier pour les finales WSL. Et ainsi avoir une chance d’accrocher le titre mondial, ce qui n’a jamais été fait par aucun surfeur français. Cette victoire à Tahiti, dans des conditions favorables à son surf tout en manœuvre et en technicité, est plus prometteuses avant la dernière étape du CT, la Fiji Pro. Une compétition qu’elle a déjà remportée en 2016.

Cette médaille de bronze permet au passage à la France, avec l’or de Kauli, de finir première nation du surf dans ces JO 2024, devant les États-Unis, le Brésil et l’Australie.

Le podium du surf olympique féminin : Caroline Marks, médialle d’or, Tatiana Weston-Webb, en argent, et Johanne Defay, en bronze. ©FFS

Article précedent

La Polynésie sera au « Marathon pour tous » de Paris 2024

Article suivant

Un vol Air France revient à Tahiti après un incident "mineur"

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

JO : la Française Johanne Defay médaille de bronze à Teahupo’o