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Journée polynésienne à l’école, que « de l’affichage »

La journée polynésienne a été célébrée mercredi dans plusieurs établissements scolaires du fenua. Mais Richard Deane, professeur de reo ma’ohi au lycée polyvalent du Taaone, dénonce le fait d’être très peu soutenus pour la mise en place d’actions. Le professeur en vient même à penser que ces manifestations ne sont finalement que de « l’affichage ».

La date du 28 novembre est inscrite depuis plus d’une dizaine d’années comme étant la journée polynésienne ou encore la journée du Reo Ma’ohi. Dans presque tous les collèges et lycées du fenua, professeurs de reo et élèves mettent la main à la pâte pour préparer cette journée. Dès la rentrée, différents ateliers tels que la préparation d’un ahi ma’a, des ateliers liés au cocotier, ou encore aux plantes médicinales sont mis en place. Sans compter la préparation des orero, chants ou danses. Pour autant, Richard Deane, professeur de reo ma’ohi au Taaone, regrette que certains établissements ne soient pas plus soutenus par leurs directions.

Richard Deane assure même qu’il est fréquent que les professeurs de Reo Ma’ohi mettent la main à la poche pour pouvoir organiser au mieux ces journées polynésiennes. Le professeur explique que certains établissements scolaires budgétisent « 10 000 Fcfp » pour cette journée alors que pour d’autres projets le montant peut atteindre « 100 000 Fcfp ». Richard Deane déplore aussi que des conventions ou des partenariats avec des personnes ressources du fenua ou des associations telles que Haururu ne soient pas mises en place. Cela permettrait aux élèves de s’imprégner plus de la culture et de la langue.

Le professeur de reo ma’ohi regrette également qu’il n’y ait pas de continuité dans les actions menées. Richard Deane cite en exemple les lauréats du concours de orero qui ne sont pas suivis dans la suite de leur scolarité. Ou encore le dispositif des classes Cham-Chad, avec des horaires aménagés pour la musique et la danse, qui n’est pas poursuivi du collège au lycée.

Le professeur tend à croire que ces actions ne sont que de « l’affichage ».

Richard Deane va même plus loin en s’interrogeant sur le fait que les professeurs de Reo Ma’ohi ne soient que « les animateurs de service ».

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