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La Billabong Pro… sans Billabong en 2018

Michel Bourez à Teahupoo ©ASP/Kirstin

La Ligue mondiale de surf (WSL) a dévoilé le calendrier du tour 2018, avec quelques surprises de taille. Exit la Billabong Pro Tahiti, place à la Tahiti Pro Teahupo’o ; le sponsor quitte la vague. Mais ce n’est pas une surprise, explique Pascal Luciani, membre de l’organisation de la Billabong Pro. À noter aussi la disparition de l’épreuve fidjienne au profit de Bali, et de l’organisation d’une étape sur la piscine à vagues de Kelly Slater.

La marque Billabong arrête de sponsoriser l’étape tahitienne du circuit mondial de surf. En 2018, l’épreuve aura lieu, comme d’habitude, en août, du 10 au 21, mais elle est rebaptisée Tahiti Pro Teahupo’o. La marque australienne sponsorisait la compétition depuis 2001 – d’abord sous le nom de Billabong Pro Teahupo’o, puis de Billabong Pro Tahiti. Son départ était « prévu », explique Pascal Luciani, membre de l’organisation de la Billabong Pro et ancien président de la Fédération de surf. « À sa création, la WSL a mis en place une convention avec la plupart des grosses marques, en leur offrant l’opportunité de continuer à sponsoriser des étapes à moindres frais pendant trois ans, avant de décider de poursuivre, ou non, l’aventure », ajoute-t-il. Ces dernières années, donc, Billabong n’était déjà plus détenteur de l’événement.

Pour le moment, c’est la WSL seule qui organise l’épreuve, avec ses partenaires annuels. Il faut tout de même préciser que des sponsors tahitiens participent en facilitant notamment le transport des surfeurs, ce qui allège la facture pour la Ligue mondiale de surf. Sur le circuit professionnel, ça peut faire la différence ; l’épreuve de Cloudbreak aux Fidji disparaît du calendrier, en 2018, faute de moyens, à en juger par la déclaration de la P-dg de la WSL, Sophie Goldschmidt, sur le site Internet de la Ligue : « Même si les Fidji ont été un pilier du Dream Tour pendant plusieurs années, et que nous pourrions y revenir à l’avenir, un soutien conséquent du gouvernement fidjien sera nécessaire pour que les meilleurs surfeurs retournent à Cloudbreak. » Comme partout, l’argent est le nerf de la guerre. Le tour a bien changé, confirme Pascal Luciani.

Comme le disait Pascal Luciani, la vague artificielle de Kelly Slater, Surf Ranch, en Californie, fait son arrivée sur le circuit mondial. L’île indonésienne de Bali fait, par ailleurs, son retour sur le circuit mondial avec son spot de Keramas. En échange, exit, donc, l’épreuve fidjienne, mais aussi l’étape de Lower Trestles, en Californie.

Les épreuves du circuit hommes 2018

11-22 mars : Quiksilver Pro Gold Coast (Australie)
28 mars – 8 avril : Rip Curl Pro Bells Beach (Australie)
11-22 avril : Margaret River Pro (Australie)
10-19 mai : Oi Rio Pro (Brésil)
27 mai – 9 juin : Bali Pro (Indonésie)
2-13 juillet : Corona Open J-Bay (Afrique du Sud)
10-21 août : Tahiti Pro Teahupo’o (Tahiti)
5-9 septembre : Surf Ranch Lemoore (Californie)
3-14 octobre : Quiksilver Pro France (France)
16-27 octobre : Meo Rip Curl Pro Portugal (Portugal)
8-20 décembre : Billabong Pipe Masters (Hawaii)

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