ACTUS LOCALESSOCIAL

La BP entre en grève ce mardi, le conflit s’enlise à l’Apair-Apurad

Réunis en assemblée générale ce lundi soir après une nouvelle session de négociations sans avancées, l’intersyndicale de la Banque de Polynésie a confirmé le début du mouvement de grève pour ce mardi matin. Les grévistes de l’Apair-Apurad, eux, vont entamer dans le même temps leur deuxième semaine de conflit, sur fond de tension au sein même du personnel.

Pas de « propositions concrètes » de la direction, pas question d’abandonner les revendications. C’est sur ce constat de blocage que s’est tenu ce lundi soir au siège de la Banque de Polynésie, près de la cathédrale de Papeete, une « assemblée générale des salariés » convoquée par l’Intersyndicale A Tia i mua, CSIP, CSTP-FO, O Oe to Oe Rima et Otahi. « Une très grande majorité des salariés » se sont rassemblés et se sont « exprimé unanimement pour la grève » indique le collectif qui accuse la direction de l’établissement bancaire, rencontrée ce lundi pour la troisième fois depuis le début du préavis, d’être « sourde à ses demandes légitimes ». Les demandes en question : la suspension du projet de réorganisation Pacifique, qui revient pour les militants à « une prise de contrôle de la Banque de Polynésie par la filiale de Nouméa », une « meilleure participation des salariés aux résultats de la BP », sur le modèle des autres établissements de la place, un « renforcement des équipes en agence », et une « revalorisation du pouvoir d’achat » après l’inflation post-Covid. Un dernier point qui semble central dans le mouvement et sur lequel la filiale locale de la Société générale, groupe dont les salariés métropolitains sont aussi en grève ce mardi pour des demandes salariales, n’a pour l’instant rien cédé.

« Impasse » aussi du côté de l’Apair-Apurad, où la grève, menée par la CSTP-FO, va entamer ce mardi sa deuxième semaine. Là encore, le niveau des salaires est au cœur du cahier de revendications, aux côtés des conditions de travail au sein de l’association spécialisée dans le service aux patients atteints de maladies respiratoires et rénales. Des propositions ont été faites, mais aucun accord ne semble se dessiner, d’après la déléguée syndicale Aveirii Lachaux, qui dénonce l’absence du territoire du président de l’association, et un manque de pouvoir de ses délégués dans les négociations. Tout le personnel de l’association ne suit pas le mouvement, loin de là : les infirmiers de l’Apair-Apurad ont annoncé dans un communiqué transmis à TNTV se désolidariser du mouvement et de la déléguée CSTP-FO, accusée de ne pas les avoir consultés dans ce conflit, de jouer sur « le clivage social au sein du personnel » et de propager des informations mensongères sur leur niveau de salaire.

Article précedent

De plus en plus sollicité, le Fare de l'étudiant se lance sur le web

Article suivant

Agressions sexuelles sur mineurs : un an ferme pour le chauffeur de bus scolaire

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

La BP entre en grève ce mardi, le conflit s’enlise à l’Apair-Apurad