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Inéligibilité confirmée pour Cyril Tetuanui : quels scénarios à Tumaraa ?

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi du maire de Tumaraa et président du SPC dans l’affaire du harcèlement moral à l’encontre de son directeur technique. Alors que d’autres condamnations à son encontre sont en attente de confirmation à Paris, une première peine de deux ans d’inéligibilité prononcée en mai dernier est désormais définitive et applicable, et lui a été notifiée en cette fin de semaine. Mais elle ne pourra pas l’empêcher de concourir au premier tour des municipales, les listes ayant été validées fin février par arrêté. Cette décision devrait tout de même lui barrer la route d’un éventuel second tour. S’il remportait le premier, il ne pourrait pas siéger et des recours contre la validité du scrutin pourraient être envisagés.

[MàJ 12h10 : précision sur les conséquences d’une victoire au premier tour]

La Cour de cassation a rejeté un pourvoi de Cyril Tetuanui, rendant définitive et applicable la peine de six mois de prison avec sursis, 400 000 francs d’amende et surtout deux ans d’inéligibilité. Comme le précise Polynésie la 1ere, il ne s’agit là que d’un des trois pourvois en cassation formés l’année dernière par le maire de Tumaraa, en l’occurrence contre une condamnation prononcée le 15 mai dernier en appel pour harcèlement moral. La victime était le directeur technique de Tumaraa, « placardisé » après avoir témoigné dans l’affaire du bitumage inachevé de servitudes de la commune. En septembre 2025, l’élu autonomiste a été reconnu coupable en appel, dans cette affaire connexe, de détournement de biens publics, faux et escroquerie. Ce qui lui a valu, une amende de 1,5 million de francs, deux ans de prison avec sursis et deux  années d’inéligibilité. Une peine qui est donc toujours en attente, pour être définitive, d’une décision de la Cour de cassation. Une troisième condamnation en appel avait été prononcée en mai. Portant sur l’utilisation d’un bateau communal à des fins personnelles, elle ne lui avait valu qu’une amende de 250 000 francs.

La décision définitive des juges parisiens avait été rendue début mars, mais elle n’a été transmise au Haut-commissariat à Papeete que ce mercredi, et notifiée en cette fin de semaine à Cyril Tetuanui, qui perd donc ses derniers jours de mandat. En revanche, elle est sans effet sur les listes du premier tour des municipales, validées par arrêté à la fin du mois de février. Le bulletin Tapura Amui poretra donc bien, ce dimanche dans les bureaux de vote, le nom de l’ancien maire en tête de liste.

En cas de second tour, en revanche, le Haut-commissariat ne pourrait pas accepter le dépôt, entre le 16 et le 17 janvier, d’une liste où figure le nom d’un candidat inéligible. Il ne resterait alors comme option au Tapura Amui que de fusionner, dans l’entre deux tours, avec une autre liste ayant rassemblé au moins 5% des suffrages, et d’évincer au passage le nom de Cyril Tetuanui. En cas de victoire du Tapura Amui au premier tour, comme cela avait été le cas en 2020 avec une courte majorité de 50,4% des voix, Cyril Tetuanui ne pourra quoiqu’il arrive pas siéger, et une procédure judiciaire pourrait alors être envisagée devant les juges électoraux sur la validité des résultats de l’élection.

La liste Tapura Amui de Cyril Tetuanui est opposée à quatre autres formations : Rumia, menée par Lydie Raapoto, Tumaraa To’u Ai’a Here, avec en tête de liste la belle-fille de Cyril Tetuanui Naumi Mihura’a, Tumaraa to tatou oire de Gérard Goltz et Nuna’a no tumara’a de Raimana Dehors.

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