ACTUS LOCALESPOLITIQUE La prime pour les retraités élargie mais revue à la baisse Charlie Réné 2024-12-25 25 Déc 2024 Charlie Réné La commission de la Santé et des Solidarités, où Cédric Mercadal était venu débattre du texte. Avant son vote en session extraordinaire de l’assemblée, le 30 décembre, la prime retraite exceptionnelle proposée par la CPS et le gouvernement a été élargie, comme l’avait demandé le Cesec. Elle touchera les bénéficiaires du Moni ru’au et de l’allocation veuvage en plus des pensionnés du RGS. Mais l’enveloppe restera la même : 800 millions de francs. Ce qui veut dire que son montant, fixé par arrêté, sera situé entre 23 000 et 23 500 francs plutôt que les 26 000 francs d’abord annoncés. Le versement, lui, pourrait n’intervenir qu’à la fin du mois de mars. C’est un cadeau de Noël demandé par le conseil d’administration de la CPS, validé par le gouvernement le 11 décembre et que Tarahoi tenait à voter avant la fin de l’année. La prime exceptionnelle pour les retraités du régime des salariés sera bien présentée en session extraordinaire de l’assemblée le 30 décembre, en même temps que la prolongation de la cotisation exceptionnelle d’assurance-maladie – qui n’a pas d’impact sur les fiches de paie – et les aides financières revalorisées au Vanuatu et à Mayotte. Le texte, étudié au Cesec lundi dernier avait été présenté deux jours plus tard en commission de la Santé et des Solidarité, dans une version légèrement modifiée. L’exécutif avait ainsi accepté, comme le préconisaient le Conseil économique et social, d’élargir la prime, jusque là restreinte aux pensionnaires du régime des salariés ayant cotisé au moins 5 ans, à ceux de l’allocation de solidarité aux personnes âgées – le Moni ru’au – ainsi qu’à ceux de l’allocation veuvage (les destinataire d’une pension de réversion de conjoint survivant et d’orphelin étaient déjà concernées par la première version du projet). Une précision a au passage été ajouté : les titulaires de plusieurs prestations retraites ne peuvent bénéficier de plusieurs primes. Exonérée de CST, de toute cotisation et non prise en compte dans les calculs d’aides et d’allocation retraite, cette prime « one-shot », qui s’est substitué à une revalorisation pérenne des pensions pour 2024, doit toujours peser pour un peu moins de 800 millions de francs pour les comptes sociaux, soit « 25% de l’excédent de la branche retraite du RGS », comme l’avait précisé le gouvernement. C’est sur la base de ce montant que le conseil des ministres doit fixer par arrêté le niveau exact de la prime, évaluée à 26 000 francs par pensionné lors du passage au Cesec. Après élargissement, les nouveaux calculs présentés en commission tablent sur un « montant maximal d’un peu plus de 23 000 francs ». Les élus de la commission ont posé plusieurs questions et apporté un amendement sur la date de versement de la prime que certains espéraient voir arriver sur le compte des retraités dans les derniers jours de l’année ou les premiers de 2025. Ce sera « au plus tard à la fin du premier mois suivant la promulgation » de la loi du Pays. Une promulgation qui, après le vote du 30 décembre, et la probable publication au Journal officiel début janvier, devrait intervenir début février. Rendez-vous « au plus tard » à la fin mars, donc, ce qui est cohérent avec les délais de traitement avancés par la CPS.