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Le 5 mars 1797 : « un bouleversement irréversible »

© Lucie Rabréaud

Une grande célébration s’est tenue à la pointe Vénus, à la baie de Matavai pour fêter l’arrivée de l’Évangile ce dimanche. Les missionnaires anglais de la London Missionary Society sont arrivés le 5 mars 1797, bouleversant toute la société polynésienne.

Le 5 mars 1797, le Duff arrivait en baie de Matavai, à la pointe Vénus, avec à son bord des missionnaires anglais de la London Missionary Society. La rencontre de ces missionnaires avec les Polynésiens va bouleverser toute la société polynésienne. Cette date est devenue fériée en 1978, ont rappelé les jeunes paroissiens dans un sketch qui a bien fait rire l’assemblée. Le 5 mars 1797 est une date importante pour les protestants mais plus généralement pour l’histoire polynésienne, rappelle Taarii Maraea, président de l’Église protestante maohi.

Le 5 mars 1797 marque aussi « un bouleversement majeur » de la société polynésienne. Ce n’est pas seulement une rencontre religieuse, pour Taarii Maraea, la traduction de la bible en reo maohi démocratise l’accès au divin, qui n’est plus réservé à quelques érudits.

Les missionnaires ont mené une entreprise de conversion mais également d’éducation, explique Taarii Maraea. Pour le président de l’Église protestante maohi, l’accès donné au savoir et au divin à toute la population, a été « salutaire » car elle a permis aux Polynésiens de « ne plus être des sujets mais des acteurs de leur propre destinée ».

Cette célébration était aussi l’occasion pour les paroissiens de se réunir en groupes pour des jeux et des moments de réflexion. Elle revêtait, cette année, un caractère particulier car le culte a été prononcé à la pointe Vénus à quelques mètres de la baie de Matavai où sont arrivés les premiers missionnaires.

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1 Commentaire

  1. simone grand
    6 mars 2017 à 7h56 — Répondre

    Comme si les anciens Polynésiens avaient une croyance de soumission à la fatalité; non vraiment les Polynésiens n’ont plus besoin des étrangers pour insulter leurs propres ancêtres…

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