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Le Dory sommé de quitter les quais sous quinze jours, l’armateur va faire appel

Saisi par le Port autonome de Papeete, le tribunal administratif a ordonné le retrait du Dory du quai de transit de Motu Uta dans un délai de quinze jours, sous astreinte quotidienne de 100 000 francs. Alors que le Port voit dans cette évacuation une urgence, vue l’arrivée au fenua du Dory 2 fin juillet, la SCI Agnieray, armateur des deux navires, expliquait ne pas avoir de solution immédiate pour déplacer sa vieille goélette, immobilisée depuis plusieurs mois, et donc l’avenir est très incertain. La filiale du groupe Degage a déjà annoncé vouloir faire appel de cette décision. 

Le tribunal administratif a tranché sur l’avenir du Dory. Dans une ordonnance rendue ce jeudi, le juge des référés a ordonné à la SAS Agnieray de libérer, dans un délai de quinze jours, le quai de transit de Motu Uta occupé par la goélette. Passé ce délai, l’entreprise devra s’acquitter d’une astreinte de 100 000 francs par jour de retard au bénéfice du Port autonome de Papeete, qui avait formé le recours en référé.

Lors de l’audience qui s’est tenue ce mercredi, le Port estimait urgent de libérer l’emplacement occupé par le vieux navire afin de préparer l’arrivée du Dory 2, navire beaucoup plus moderne commandé aux chantiers Austal par la même filiale du groupe Degage. Avec ses 72 mètres de long, la nouvelle goélette doit reprendre et améliorer la desserte des Tuamotu de l’Ouest. Le Port réclamait l’autorisation de déplacer lui-même le Dory, et demandait une astreinte d’un million de francs par jour, en raison des contraintes d’exploitation et du manque de visibilité sur l’avenir du navire.

La SAS Agnieray demandait un délai de trois à six mois

De son côté, la SAS Agnieray affirmait ne pas pouvoir déplacer immédiatement le navire, définitivement à l’arrêt depuis janvier 2026 après un demi-siècle d’exploitation et une avarie survenue fin 2025. L’entreprise expliquait chercher une solution depuis plusieurs mois, mais être confrontée à l’absence de pièces de rechange pour réparer le navire. Elle demandait un délai de trois à six mois pour organiser son transfert vers un emplacement temporaire, évoquant un « accord oral » avec la flotille administrative pour y prendre une place à quai.

L’armateur proposait également une réorganisation des navires à quai, avec une permutation entre le Dory et le Maris Stella 4, une solution écartée par le Port pour des raisons opérationnelles. Quant au Dory, son avenir est incertain. Réparation, démantèlement ou immersion… Toutes les options présentent des difficultés techniques, administratives ou financières. La SAS Agnieray avait indiqué, dès l’audience, qu’elle ferait appel si la décision ne lui était pas favorable.

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