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Le séminaire « disruptif » de la Direction des impôts

© DICP

« Penser le service fiscal de demain », c’était l’ambition du premier séminaire public-privé de « coproduction d’idées » en matière de services fiscaux aux 77 000 contribuables polynésiens.

Le Pays, qui répète depuis plusieurs années qu’il entend moderniser son administration et les mentalités qui vont avec, organisait via la Direction des impôts et contributions publiques (DICP) un séminaire public-privé ce lundi à l’InterContinental Tahiti.

Une soixantaine de personnes – chefs d’entreprise, cadres, retraités, étudiants, membres du comité des usagers des services fiscaux, directeurs de services –  se sont partagées entre trois ateliers : « le digital + », « le conseil + » et « l’innovation collaborative ».

La liste au Père Noël

La restitution des ateliers s’est faite en présence de Tea Frogier, ministre de la Modernisation de l’administration , sur un mode humoristique avec une présentation empruntée aux journaux télévisés. Parmi les propositions : paiement en ligne, prélèvements automatiques, création d’alertes e-mail ou SMS pour rappeler les échéance fiscales, application mobile avec espace client personnalisé où chacun pourrait retrouver son historique fiscal,  ou même un « pass administration »  pour accéder à tous les services administratifs du Pays par Internet. Parmi les suggestions qui paraissent plus lointaines :  stages d’immersion en entreprise des agents de la DICP, plages horaires plus adaptées aux usagers, et même … un « bonus » pour les contribuables au « comportement vertueux ».

« On a déjà la déclaration de TVA en ligne, ainsi que la possibilité de demander un remboursement de crédit de TVA en ligne, et là on est en train de travailler sur la déclaration de CST en ligne, avec le télépaiement», que la DICP espère pouvoir mettre en oeuvre avant la fin de l’année, dit la directrice de la DICP Claude Panero. Mais les propositions émises durant le séminaire dépassent le cadre de l’administration fiscale.

Côté entreprises, le 1er vice-président du Medef Olivier Kressmann constate une convergence des attentes : « on est tous à la recherche d’une meilleure information, d’un meilleur partage de la réflexion sur l’évolution et les enjeux de la fiscalité » :

La DICP, qui compte un peu moins de 100 agents, a dans ses bases de données près de 77 000 entreprises, particuliers et professionnels, qui forment la population fiscale polynésienne.

 

 

 

 

 

 

 

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