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Les autonomistes rassemblés pour célébrer le 29 juin

Tapura, Ahip, Amuitaahira, Tahoe Tatou, Ia Ora te Nunaa, Taatira no te hau : les autonomistes organisent une célébration au parc Paofai le 29 juin, date remplacée par le 20 novembre dans le calendrier des jours fériés. Pas de défilé, mais des discours et des animations festives sont prévus de 15 à 18 heures.  Une réponse à « la politique de l’effacement menée par le Tavini Huiraatira. »

La majorité indépendantiste a adopté la célébration de Matari’i i nia comme journée emblématique de la Polynésie, aux dépens du 29 juin. Toutes les formations autonomistes marqueront quand même la fête de l’autonomie par un rassemblement au Parc Paofai de 15 à 18 heures, avec discours et animations festives. C’est, a déclaré Édouard Fritch, « la fête d’un pays qui a décidé d’avancer avec la France dans le respect de sa dignité. » « 41 ans que nous sommes fiers de ce que nous faisons, 41 ans que les Polynésiens ont pris leurs responsabilités », a poursuivi le président du Tapura ce mardi en conférence de presse, revenant sur les bienfaits du statut qui a permis de « construire un modèle de développement qui colle aux attentes de la population ». Et il ironise : « Nous l’avons utilisé, ils sont en train de l’utiliser, et je crois même mieux que nous, lorsqu’on voit les relations entre le gouvernement actuel Tavini Huira’atira et le gouvernement français (…). »

Les autonomistes veulent réaffirmer que « l’autonomie est une dynamique, un projet pour l’avenir ». « Vraisemblablement il faudra faire évoluer les choses, et je ne suis pas fermé à la discussion, mais ne renions pas ce que nos prédécesseurs nous ont laissé », ajoute Édouard Fritch.

« Ce statut est une chance, a déclaré Nicole Sanquer, et on a l’impression que le Tavini souhaitait effacer ce pan de notre histoire. » Alors que les départements d’Outre-mer « nous envient » notre statut, ajoute la députée, et que « depuis deux ans le gouvernement et le Tavini essaient de faire croire que tout le pays veut l’indépendance ».

Le sénateur Teva Rohfritsch, lui, voit cette célébration du 29 juin prochain comme « une réponse à la politique de l’effacement menée par le Tavini » dont l’approche est « sémantique, politicienne et démagogique ». « La Polynésie est à l’abri de la Constitution, qui protège nos libertés fondamentales. Nous sommes effectivement français en étant différents, nous ne sommes pas dans une situation coloniale. Il y a parfois des petits frottements, mais ce n’est pas de la colonisation. »

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