ACTUS LOCALESÉCONOMIESOCIÉTÉ Les métiers de la mer au cœur des débats du Forum de l’économie bleue Nanihi Laroche 2025-10-13 13 Oct 2025 Nanihi Laroche La dixième édition du Forum de l’économie bleue mettra cette année l’accent sur « l’attractivité des métiers de la mer », un enjeu majeur alors que la Polynésie vient d’obtenir le label national Campus des métiers et des qualifications de la mer. Discours, tables rondes et ateliers permettront de faire le point sur la formation, le financement et l’insertion dans les filières maritimes. Organisé par le Cluster maritime de Polynésie, l’évènement se tiendra les 14 et 15 octobre à la Présidence et au Cesec. « L’attractivité des métiers de la mer », c’est le thème retenu pour la 10e édition du Forum de l’économie bleue, qui se tiendra ces 14 à la Présidence, puis le mercredi au Cesec. Organisé par le Cluster maritime de Polynésie française, présidé par Stéphane Perez, l’événement réunit chaque année les acteurs publics et privés du secteur pour dresser un état des lieux et proposer des pistes d’amélioration autour d’enjeux spécifiques. Cette année, le choix du thème n’est pas anodin, quant on sait que le Campus des métiers et des qualifications de la mer, est en train d’entrer en opération, après un long processus entamé en 2022. Ce « CMQ », comme celui qui existe déjà pour les métiers de l’hôtellerie et de la restauration depuis plus de dix ans, n’est pas une structure physique, mais un organe labelisés par l’éducation nationale pour regrouper et coordonner les différents établissements de formation du secteur, dans le secondaire ou le supérieur, en formation continue ou initiale. Comme l’écrivait Tahiti infos, le label CMQ a été obtenu pour trois ans en juin dernier et la première réunion du comité de pilotage, qui était très attendu par le cluster maritime, s’est tenu au début du mois. « Les conditions proposées comme enseignants sont bien moins attractives que d’exercer les métiers concernés » Selon le communiqué du Cluster, cette 10e édition débutera mardi 14 octobre par les discours d’ouverture et la présentation du baromètre de l’économie bleue 2025, avant deux tables rondes et quatre ateliers participatifs. Le premier atelier vise à dresser un état des lieux complet des formations maritimes disponibles en Polynésie, afin d’identifier les besoins les plus urgents dans un « merritoire » en constante évolution. Le but est d’anticiper les besoins en « officiers, ingénieurs, techniciens, plongeurs ou scientifiques », malgré l’absence d’un outil de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ou de plateforme de concertation sectorielle. Le deuxième atelier se concentrera sur la valorisation et la pérennisation de l’enseignement maritime. Le Cluster pointe la difficulté d’attirer et garder des formateurs, avec des compétences parfois peu courantes, et souvent avec des « conditions proposées comme enseignants bien moins attractives que celles d’exercer les métiers concernés ». Il s’agira donc de réfléchir aux moyens de fidéliser ces professionnels. Comment garantir un financement régulier et durable ? Formations, enseignants, infrastructures… Tout ça a évidement un coût, qui sera lui aussi discuté au cours du troisième atelier. Bien que le Centre des métiers de la mer de la Polynésie (CMMPF) « soit monté en puissance ces dernières années », il est important de réfléchir au moyen de garantir un financement régulier et durable de la formation maritime polynésienne, indique le communiqué. Enfin, le dernier atelier abordera la question de l’insertion professionnelle des jeunes formés. Le Cluster note que les conditions d’embarquement « sont souvent difficilement compatibles avec les cadres juridiques actuels », un état qu’il faut « modifier » pour permettre aux apprenants et stagiaires de se lancer. La deuxième journée, le 15 octobre, sera consacrée à la restitution des recommandations issues de ces ateliers, au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC).