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Les stigmates de la lune : Rehia Tepa met en scène sa propre pièce de théâtre

Rehia Tepa, jeune comédien et auteur, va mettre en scène sa première pièce de théâtre qu’il a lui-même écrite, Rautīemoemaitearu, les stigmates de la lune, est éditée chez Littérama’ohi. Une histoire entre réalité et fantastique, qui finalement mélange autant sa culture polynésienne que ses références occidentales. 

Une île isolée, un orphelinat à l’orée d’un bois, une école, une nouvelle préceptrice qui débarque, un homme à tout faire, des enfants et un tūpāpa’u… Voilà le décor de la première pièce de théâtre écrite par Rehia Tepa : Rautīemoemaitearu, les stigmates de la lune, qu’il met en scène et va présenter les 11 et 12 avril à la Maison de la culture. Rehia Tepa est un jeune comédien. On l’a vu dans Omai de Titaua Porcher ou encore dans Huiroro, les visions du destin de Martin Coeroli. Et un auteur aussi avec ce livre édité chez Littérama’ohi l’année dernière. C’est une légende des Tuamotu sur des jumeaux qui va donner l’inspiration à Rehia Tepa : « Une histoire de jumeaux séparés à la naissance, le garçon est élevé dans les bois et la fille au village. Jusqu’au jour où il y a des disparitions. C’est la sœur qui va arrêter le massacre en retrouvant son frère. C’est une histoire sur l’amour. Est-ce que si l’enfant avait reçu l’amour dont il avait besoin, il serait devenu un monstre ? » Des bois, des esprits et des enfants : ça lui plaisait bien. Rautīemoemaitearu, les stigmates de la lune mélange la réalité avec une base historique comme l’interdiction des langues autochtones, l’éducation religieuse et du fantastique donc avec beaucoup de magie et des incantations. Tout l’univers de l’auteur qui aime autant sa culture polynésienne que ses références occidentales.

C’est à ses 4 ans que Rehia Tepa découvre le théâtre. Il s’en souvient particulièrement car à l’arrivée du diable sur la scène, il crie au scandale. « C’est ma mère qui m’emmène au théâtre et envoie une pièce. Et à un moment, il y a un petit diable qui apparaît sur scène. Et moi, du haut de mes quatre ans, originaire d’une famille très catholique, je me mets à crier au scandale : ‘Ah, maman, il y a le diable sur scène.’ Je me mets vraiment à créer ma scène dans le spectacle. J’étais trop impliqué par ce qui se passait sur les planches. Ça a créé une petite pièce dans la pièce. Et cette vision, en fait, elle m’est restée très longtemps. »

Et puis il découvre aussi Harry Potter au cinéma, ce qui le pousse à faire des études de cinéma en France où il commence également à faire du théâtre. Quand il rentre au fenua, il participe comme comédien à plusieurs projets et écrit aussi sa première pièce. C’est lui qui la met en scène. « C’est un gros défi. Si on pouvait faire que de la mise en scène, ce serait super, diriger ses acteurs et ne faire que ça. Mais c’est tout l’aspect administratif aussi qu’il faut gérer. Et là c’est quelque chose. » Voir son propre texte interprété sur scène est également une nouveauté pour Rehia Tepa : « Il y a beaucoup de choses que je retrouve et d’autres que je n’avais pas forcément anticipé et que les acteurs ont apporté. C’est toute la beauté finalement du théâtre. Tu composes aussi avec de l’humain. Donc, ça vient aussi des gens eux-mêmes. »

Les représentations de Rautīemoemaitearu, les stigmates de la lune sont prévues les 11 et 12 avril à la Maison de la culture.

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