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Les ventes de voitures remontent au niveau « d’il y a 10 ans »

Le Salon de l’automobile a ouvert ses portes mercredi pour cinq jours à Mamao. Avec 3 686 nouvelles immatriculations recensées entre mars 2016 et mars 2017, le secteur a repris de la vitesse. Selon le président du syndicat des concessionnaires automobiles, Jacques Solari, l’année 2017 devrait se terminer avec 6 000 véhicules vendus « Des chiffres d’y il a une dizaine d’année ». Le secteur a bénéficié des dispositifs de soutien mis en place par le Pays et reconduits cette année.

L’année dernière, le marché automobile connaissait une petite hausse de 15% de ses ventes avec 4 500 véhicules vendus. La première remontée après plusieurs années marquées par la crise et des chiffres qui plafonnaient à 4 000 véhicules vendus. Selon les derniers chiffres communiqués par le Pays, 3 686 nouvelles immatriculations ont été enregistrés entre mars 2016 et mars 2017. Un record depuis 2011. Signe donc que l’année 2017 va être positive pour le secteur automobile. C’est en tout cas ce que confirme le président du syndicat des concessionnaires automobiles et P-dg de la Sopadep, Jacques Solari. « Le secteur va beaucoup mieux ». Pour 2017, les professionnels de l’automobile tablent sur 6 000 véhicules vendus. « Une hausse de 30 %, c’est bien, on revient à des chiffres d’il a une dizaine d’année ». Depuis quelques années déjà, ce sont les SUV qui ont la préférence des conducteurs polynésiens, suivis par les petits véhicules et « cross over ». Les voitures dites « propres », type électriques ou hybrides, sont en croissance constante et représentent 8 à 10% des ventes. Selon Jacques Solari, ce regain d’activité s’inscrit dans la reprise générale observée dans l’économie polynésienne avec une hausse du pouvoir d’achat. Mais c’est aussi l’effet des différentes mesures d’incitations lancées par le Pays en soutien au secteur.

Ces aides ne seront pas éternelles. Jacques Solari en est bien conscient. Selon le président du syndicat des concessionnaires automobiles, c’est la santé de l’économie polynésienne qui est garante de la continuité ou non de ces dispositifs.

Reste que les prix des voitures refroidissent parfois les potentiels acheteurs. La taxe d’importation est d’ailleurs l’un des chevaux de bataille favori des professionnels de l’automobile. Et si Jacques Solari concède que des progrès ont été faits sur certains modèles, il plaide pour une uniformisation de la baisse à tous les types de véhicules, afin de s’aligner sur les autres pays d’Outre-mer.

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2 Commentaires

  1. Taaroa
    14 septembre 2017 à 6h11 — Répondre

    Plus de voitures, donc plus d’investissements pour améliorer le réseau routier ? Les voies rapides à la réunionaise ou à la Taiwanaise permettraient de désenclaver et de baisser les dépenses en carburant (moins d’effet de serre, cop 21, tout ça, dring dring )

  2. Viniura
    15 septembre 2017 à 11h43 — Répondre

    Plus d’embouteillage, plus de bruit, plus de carcasses et de dépendances au pétrole (source de paix dans le monde …). Triste vision politique

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