ACTUS LOCALESSOCIAL L’OPT entre en grève après une nouvelle réunion avortée Charlie Réné 2026-03-08 08 Mar 2026 Charlie Réné Pas de rencontre ce weekend entre l’Intersyndicale de l’OPT et la direction du groupe public. Les deux parties avaient bien pris rendez-vous ce dimanche, pour parler des très volumineux cahiers de revendications déposés par la CSIP, le Sapot, CSTP-Fo et O oe to oe rima, mais le collectif a de nouveau refusé de participer à une réunion en présence, cette fois par visioconférence, du directeur général d’Onati Nicolas Weinmann. Les différentes filiales de l’office, dont Vini distribution et la branche postale Fare Rata, pourraient connaître des perturbations dès ce lundi matin. Pas de porte de sortie, et pas même de discussion à l’OPT. Après une réunion avortée mercredi, l’intersyndicale à l’origine du préavis de grève déposé mardi a de nouveau refusé le mener les discussions prévues ce dimanche avec la direction du groupe et de différentes filiales. Les causes n’ont pas changé : la participation, cette fois pas physiquement, mais en visioconférence d’après le collectif, du directeur général d’Onati Nicolas Weinmann, dont le management est pointé du doigt. Les syndicats estiment qu’il sera impossible de discuter de certains points du cahier en présence du responsable et que les statuts « permettent de mener ces négociations avec la présidente de la société », à savoir la PDG du groupe OPT Hina Delva, ainsi que le directeur général délégué d’Onati, qui avait « mené les discussions en août ». Des préavis ont été déposés mardi dans toutes les filiales du groupe (Onati, Fare Rata, Vini Distribution, Marama Paiement) ainsi qu’à la holding OPT. L’intersyndicale, composée de la CSIP, du syndicat maison Sapot, de la CSTP-FO et de O oe to oe rima, y dénonce une gouvernance défaillante, une dégradation du climat social, et des « coupes » dans certaines primes. Le collectif revendique au contraire des revalorisations salariales et indemnitaires et réitère sa demande d’une stratégie claire, et sans « casse sociale », du Pays et de la direction pour assurer l’avenir du groupe public. Jeudi, l’homme fort de la CSIP Cyril Le Gayic disait s’attendre à « 60 à 70 % de salariés du groupe » qui pourraient débrayer » en débrayage ce lundi, ce qui pourrait fortement perturber le service notamment du côté des agences postales et du service client télécom. Le syndicaliste précisait que le mouvement pourrait perturber l’envoi des professions de foi et procurations pour les municipales, notamment si la grève continuait jusqu’au deuxième tour.