ACTUS LOCALESCULTUREÉVÉNEMENT « Machine de cirque » de retour au Grand Théâtre… Et en prison Maia Galot 2026-01-26 26 Jan 2026 Maia Galot Guillaume Gay, directeur artistique de Caméléon, et les membres de Machine de Cirque. ©Maia Galot Après son succès en septembre, Machine de cirque est de retour sur la scène du Grand Théâtre ce weekend. Un spectacle contemporain qui mêle performances techniques et récit post-apocalyptique et qui s’exportera, sous forme d’extraits et d’ateliers, à Nuutania et Tatutu dans les prochains jours. La troupe québécoise est invitée par la compagnie du Caméléon, qui en profite pour ouvrir la saison de ses 20 ans, où devraient encore une fois se croiser pièces maison, festivals, et quelques « belles surprises » venues d’ailleurs. La compagnie du Caméléon fête ses 20 ans ! Vingt ans de théâtre vivant, vingt ans de créations, avec sept spectacles au répertoire, dont certains tournent toujours, vingt ans d’échanges avec 150 productions accueillis, et des artistes du monde entier, et vingt ans d’actions socio-culturelles, avec des ateliers en pédiatrie, en foyers, en milieu carcéral ou dans les îles… Le directeur artistique Guillaume Gay compte au total 200 000 spectateurs ces deux dernières décennies et rappelle « l’ADN » de la compagnie : réunir un public de tous les horizons et de tous les âges, en salle et hors les murs, autour de moments qui lient émotions, interrogations et ouverture au dialogue. Caméléon revient donc en 2026 avec une saison à son image : « plurielle » et « exigeante », mêlant des spectacles internationaux et des créations engagées, de Polynésie et d’ailleurs. Des retours et de « belles surprises » « On peut s’attendre à plein de belles surprises avec ce qui constitue notre identité : une proposition multiple, familiale. On va continuer à proposer nos créations, Keshi et Les champignons de Paris… On va jouer au théâtre, à Moorea, aux Marquises… Plein de rendez-vous à la fois pour s’émerveiller mais aussi pour réfléchir et créer du lien » confie Guillaume Gay, directeur artistique de la compagnie. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/CAMELEON-1.wav Outre les reprises de pièces maison – Les champignons de Paris fêteront leurs 10 ans sur scène en mars, Keshi reviendra dans le courant de l’année – et le retour des festival Te Vevo – qui mêle spectacle vivant, films et débats – et Te Moe, qui prévoit une deuxième édition magique en septembre, la compagnie prévoit des nouveautés. Notamment l’accueil de Bigre, primée au Molière de la comédie, du 10 au 12 avril, et de Poyo Rojo, « ode à la physicalité et à l’universalité des émotions » prévu en octobre. La programmation permettra aussi au public de revoir des artistes à succès : le « Sandman » néozélandais Marcus Winter et son « Taipūrākau« , ainsi que la troupe de Machine de cirque, qui lancera la saison dès ce weekend. Machine de cirque de retour La compagnie québécoise – qui compte des artistes de Hongrie, d’Allemagne, des Etats-Unis et bien sûr du Canada – revient son show multidisciplinaire et tous publics, après avoir fait salle comble et conquis le public local lors de son premier passage en septembre 2025. Acrobatie, jonglerie, bascule (planche coréenne), anneaux chinois, vélo acrobatique ou encore trapèze fixe sont présentés dans un « spectacle sur l’amitié » où certains suivront un récit post-apocalyptique et d’autres choisiront de simplement de vivre 1h30 au rythme de la musique jouée en direct, qui accompagne les prouesses techniques et physiques des circassiens. Une invitation au rire et à l’émerveillement, comme le formule Fred Lebrasseur, percussionniste et membre fondateur du collectif Machine de Cirque : « Oubliez ce que vous connaissez du cirque je dirais, c’est vraiment un spectacle sur l’amitié, c’est un spectacle dynamique où on rit du début à la fin, il y a un rythme éffréné et des numéros de qualité technique impressionnante : la bascule, la jonglerie, c’est pour tous les publics. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/CAMELEON-2.wav Pour « redonner à la communauté » qui les avaient si bien accueillis en septembre, la troupe se rendra aussi en milieu carcéral, à Tatutu et Nuutania, pour présenter un extrait du spectacle et proposer un atelier aux détenus autour de la manipulation d’objet, de l’interaction physique à plusieurs et de la musique à travers l’exploration des bruitages. Créé en une année, le spectacle Machine de cirque enchaîne les succès et tourne depuis 10 ans à travers le monde. Après Tahiti, il prendra la direction de la Méditerranée avant de faire un passage en Europe puis de rejoindre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La compagnie, elle, a reçu ce mois-ci le Grand Prix et le Prix du Président de la République au 45e Festival Mondial du Cirque de Demain pour sa planche coréenne rotative, témoin de la qualité de sa recherche technique dans l’art du cirque. Machine de Cirque, au Grand Théâtre de la Maison de la Culture de Tahiti – Te Fare Tauhiti Nui, vendredi 30 et samedi 31 janvier à 19h30. Billet en vente sur ticket-pacifique.pf, dans les magasins Carrefour et à l’accueil de vos radio à Fare Ute.