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Macron doit annoncer mercredi sa candidature à la présidentielle

Paris (AFP) – L’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron doit annoncer sa candidature à la présidentielle mercredi à Bobigny, mettant fin à un suspense de plusieurs semaines à quelques jours du premier tour de la primaire de la droite.

M. Macron fera une déclaration à la presse à 10H30 au Campus des métiers et de l’entreprise, officialisant ainsi sa candidature pour 2017, selon plusieurs médias.

« Ce sera la troisième fois qu’il vient, la symbolique est forte. On annonce des choses en banlieue, pas sur le plateau de TF1 », s’est réjoui auprès de l’AFP Patrick Toulmet, le président de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Seine-Saint-Denis, dont dépend ce centre de formation.

Interrogé mardi soir sur France 24, TV5Monde et RFI, le président de la République François Hollande a souligné que « l’enjeu, c’est le rassemblement, c’est la cohésion ». « C’est très embêtant », a de son côté constaté le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, déplorant le « morcelle(ment) » de la gauche au premier tour de la présidentielle. 

L’ex-ministre, qui avait parlé à la mi-octobre d’une décision probable « en décembre ou janvier », puis, il y a dix jours, d’une décision « avant Noël », a donc décidé d’abréger le suspense.

Depuis quelques semaines, plusieurs de ses soutiens le pressaient d’entrer en lice, alors que ses troupes s’impatientent sur le terrain, et qu’il est concurrencé dans les sondages par un Manuel Valls de plus en plus enclin à se positionner en recours en cas de renoncement de François Hollande pour 2017.

« Il y a autour de lui des gens comme moi qui pensent qu’il faut accélérer. Il faut répondre à l’attente réelle des gens et voir s’il y a une réaction », expliquait la semaine dernière le sénateur PS de Côte-d’Or, François Patriat.

D’autres proches voient dans cette accélération du calendrier une occasion pour le jeune ex-ministre de 38 ans d’interférer dans la primaire de la droite, dont le premier tour aura lieu dimanche, et le second le 27 novembre.

– Offrir une ‘alternative’ à Juppé? –

« On souhaite qu’il y aille avant la primaire de la droite. Il y a des gens qui sont tentés d’aller voter (Alain) Juppé, il faut leur offrir une alternative », a par exemple expliqué mardi à l’AFP un parlementaire proche de M. Macron.

L’ex-ministre, qui entend proposer une offre politique nouvelle au centre de l’échiquier politique, n’a pas intérêt à se trouver confronté à un « Alain Juppé qui sortirait trop fort » de la primaire de droite, observe de son côté un responsable du PRG.

Argument balayé par un porte-parole de M. Macron: « On ne fait pas en fonction des agendas des uns et des autres. » Interrogé par la presse en début de semaine, un juppéiste indiquait ne « pas croire » en un possible effet Macron sur le score de son champion.

La déclaration de M. Macron intervient en tout cas alors qu’il n’a fait qu’esquisser son projet, au travers d’une interview à L’Obs la semaine dernière, et de meetings à Strasbourg, Le Mans et Montpellier.

Des propositions moquées à peine mises sur la table. « Quand on commence à rentrer dans le concret, cela permet à chacun de porter un jugement sur autre chose que la seule qualité du sourire », a ironisé lundi le ministre de l’Économie Michel Sapin. 

Depuis son départ du gouvernement le 30 août, M. Macron n’a pas chômé. Lancé en avril, son mouvement compte désormais plus de 96.000 adhérents (adhésion gratuite). M. Macron a aussi constitué ses équipes (une cinquantaine de personnes dont 15 salariés), reçu plus de 2,7 millions d’euros de dons, et engrangé les soutiens politiques -une cinquantaine de parlementaires seraient désormais à ses côtés, selon ses proches.

Une « quarantaine » de parlementaires et d’élus sont attendus mercredi pour un déjeuner à son nouveau QG parisien, rue de l’Abbé-Groult (XVe arrondissement), selon la sénatrice Bariza Khiari.

Jeudi, pour son premier déplacement comme candidat, M. Macron tiendra une réunion publique aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), dans le fief du sénateur ex-PS et proche de Jean-Noël Guérini, Michel Amiel, a affirmé ce dernier à l’AFP.

Emmanuel Macron à Paris le 12 mars 2015. © AFP

© AFP/Archives THOMAS SAMSON
Emmanuel Macron à Paris le 12 mars 2015

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