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Murs végétaux, ra’au et crèche écolo… Les lauréats de la startup Cup 2020

La CCISM a présenté ce matin les quatre lauréats de sa compétition d’entrepreneuriat innovant. Si cette troisième édition de la Startup Cup n’a pas pu s’exporter dans les archipels pour cause de Covid, elle en a profité pour se recentrer sur l’accompagnement des projets, plus que jamais prêts à se concrétiser.

« Faire émerger de nouveaux concepts », « propulser les porteurs de projets », « tisser des liens entre les entrepreneurs du fenua »... La CCISM et son incubateur de projets Prism poursuivent leur travail de stimulation de l’innovation polynésienne, avec cette troisième édition de la Startup Cup. Une compétition qui récompense les concepts les plus innovants parmi les jeunes porteurs de projets et qui se déploie habituellement dans tous les archipels du fenua. Le Covid a sans surprise limité ce rayonnement. Raison pour laquelle l’équipe de Prism, où sont chaque année « incubés » des projets polynésiens, a offert aux candidats un accompagnement plus poussé qu’à l’accoutumée. Quatre mois de formations, de rencontres et d’échanges, le plus souvent par petites sessions ou en soirée, qui ont permis aux porteurs de projets, dont la plupart ont déjà une activité professionnelle, de confronter leur idée à des avis d’experts ou de pairs, de surmonter certaines obstacles pratiques ou administratifs, et de monter un plan de développement. « L’idée c’est vraiment de les aider à se lancer concrètement dans un projet qu’ils ont parfois en tête depuis un moment », explique Capucine Moyrand, la responsable de l’incubateur.

Résultat : « Les lauréats d’aujourd’hui ont des projets qui vont démarrer », assure le président de la CCISM Stéphane Chin Loy, qui rappelle que ces startups ont accès à « toutes les ressources de la chambre », y compris des moyens de financement comme Initiative Polynésie.

Après cinq ans d’existence de son incubateur, la CCISM veut d’ailleurs « passer à la vitesse supérieure », explique le président. Le « Digipôle », projet préparé avec le Pays sur le site de l’actuel Pôle entreprise, et dont l’étude préliminaire serait en « phase finale », devrait ainsi ouvrir de nouveaux espaces, et offrir de nouveaux outils à Prism et aux activités liées au numérique.

« Tout seul, je ne l’aurais pas fait »

Les lauréats ont tous été récompensé par un prix allant de 80 000 à 140 000 francs, visant à financer « les premières dépenses de développement de leur entreprise ». C’est Loïc Aoustin qui a obtenu le premier prix. Ce paysagiste lance sa start-up « Murs végétaux du fenua ». L’idée : mettre le design végétal et les matériaux locaux au service de la réduction énergétique. Ses murs végétaux, cultivés sur de la bourre de coco et avec des espèces locales, doivent permettre, sur des constructions neuves ou lors de rénovations, d’améliorer leur isolation thermique. Outre leur côté esthétique, les murs végétaux doivent aussi permettre de valoriser l’eau de pluie captée par des citernes près des bâtiments plutôt que de la laisser ruisseler. Un projet déjà bien ficelé que Loïc Aoustin va pouvoir, grâce au prix, compléter par un audit énergétique. Mais plus que le financement, ce sont les échanges avec l’équipe de Prism et les autres entrepreneurs qui lui a permis d’avancer : « Ce co-développement a été crucial, tout seul, je ne l’aurais pas fait », explique l’entrepreneur, qui travaille aussi sur un projet de fa’a’apu vertical pour les archipels éloignés.

Autre prix et autre idée, celle de Taua Tuarau et son projet Haeha’a Herbs : il s’agit de créer une exploitation de plantes aromatiques et médicinales traditionnelles à Paea, ainsi qu’un atelier de préparation et de transformation. Vaimere Homai, elle, a reçu un troisième prix pour sa crèche garderie éco-responsable « Gaia », qui orientera son projet d’établissement sur l’écologie et l’économie circulaire. Enfin, la Startup Cup a aussi récompensé Umukai, un projet de service de livraison de panier d’ingrédients (des recettes en kit, donc) porté par Roti Pavaouau.


Cette année, le premier lauréat du concours, Loïc Aoustin, va développer le concept de « mur végétal ».

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