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Education : Sans préavis, la grève de jeudi était « illégale »

Une partie des enseignants du secondaire s’étaient mis en grève le 8 septembre dernier en Polynésie française, contre la réforme des collèges. La ministre de l’éducation a envoyé un communiqué, soutenant la direction générale de l’éducation et des enseignements qui avait dénoncé une grève « illégale » puisqu’aucun préavis n’avait été déposé.

Jeudi dernier, certains enseignants en Polynésie ont décidé de suivre le mouvement de grève déclenché au niveau national contre la réforme des collèges. La direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE) a réagi leur envoyant des courriers en prévenant que cette grève était « illégale ». Des « menaces » pour Tehea Lussan, la secrétaire territoriale du SNES/FSU Polynésie qui avait été interviewée sur Polynésie 1ère. Vendredi soir la ministre de l’Éducation, Nicole Sanquer, a précisé les choses. Dans un communiqué, elle a expliqué que la grève était bien « illégale » et qu’il ne s’agissait pas de « menaces » mais d’un « simple rappel à la loi ». La ministre rappelle que, selon le code du travail, toute grève doit être précédée d’un préavis. Il y avait bien eu des préavis de déposés mais au niveau national. Aucun préavis pour la grève du 8 septembre 2016 n’avait été déposé au niveau local.

« Si en métropole, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, CGT, Sud, FO ont appelé à la grève le 8 septembre dernier, les représentants du personnel du syndicat national des enseignements du second degré (SNES) doivent comprendre que le Pays bénéficie d’un statut d’autonomie, et que la réglementation applicable sur notre territoire doit être respectée », est-il écrit dans le communiqué. Il s’agit « d’une question d’éducation », ironise la ministre. Sans ce préavis, la grève est « illégale », assure la ministre. Les fonctionnaires se mettant en grève « illégalement » sont soumis à une retenue de traitement et sont passibles de sanction, rappelle-t-elle. Cette grève du 8 septembre avait été peu suivie : seuls 2,58% des enseignants des collèges et lycées en Polynésie française ont effectivement arrêté de travailler ce jour-là.

D’après communiqué du ministère de l’Éducation.

© Lucie Rabréaud
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Photo d'illustration © Lucie Rabréaud
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1 Commentaire

  1. anonymous
    12 septembre 2016 à 10h01 — Répondre

    Sans décret cette réforme est aussi illégale, puisqu’elle indique clairement que n’est pas concerné la Nouvelle Calédonie et la Polynésie Française.
    Et que rien n’oblige les enseignants à l’adopter, puisque ce n’est pas passé non plus au conseil des Ministres.

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