ACTUS LOCALESSPORTS Privé de JO en 2028, le longboard vise déjà Brisbane en 2032 Charlie Réné 2025-04-10 10 Avr 2025 Charlie Réné Un longboarder lors d'une compétition régionale à la HIC Haleiwa pro de Hawaii. ©WSL Le Comité international olympique a rejeté la demande de l’ISA qui voulait, quatre ans après l’entrée du surf shortboard au JO, y ajouter le longboard en discipline additionnel à Los Angeles 2028. Tant pis, pour le président de l’International Surfing association, qui compte bien continuer ses efforts en vue des jeux de Brisbane, en 2032 : « En tant que surfeurs, nous savons qu’il faut du temps pour prendre la vague parfaite ». Beaucoup d’espoirs et une douche froide pour les aficionados du longboard. Très soutenus par l’International Surfing Association, qui voulait continuer dans sa lancée après l’entrée du surf aux Jeux Olympiques, les défenseurs de la grande planche étaient des plus optimistes ces derniers mois. Il faut dire que les prochaines olympiades se déroulent en Californie, là où la discipline a connu son âge d’or et ses plus belles cartes postales. Comme le relève le journal l’Équipe, le Comité international olympique a finalement rejeté la proposition de l’Isa, et de son extravagant président Fernando Aguerre, d’inscrire le longboard comme sport additionnel au programme de Los Angeles 2028. Une décision dont l’Isa, qui avait déjà connu une déception après le refus du parasurf aux prochains Jeux Paralympiques, a « pris acte » dans un communiqué. Sans toutefois renoncer à son projet. « L’ISA a apprécié l’opportunité de présenter la valeur du longboard pour l’inclusion olympique et est reconnaissante de sa prise en compte dans le programme LA28, écrit son président. Bien que notre demande d’athlètes supplémentaires pour le surf en shortboard ait également été refusée, nous continuerons à faire pression pour une plus grande participation aux Jeux Olympiques de Brisbane 2032″. L’Isa « attend la vague parfaite » Fernando Aguerre a fait du développement olympique du surf sa mission principale. La première épreuve de shortboard, à Tokyo en 2021, avait été, malgré les conditions maussades, un aboutissement pour l’entrepreneur, fondateur de la marque Reef. L’épreuve de Teahupo’o, dont les images ont fait le tour du monde, avait été une consécration. Mais toujours un début : la demande d’entrée du longboard est déjà depuis plusieurs années sur la table, celles du stand-up paddle ou du bodyboard attendent leur tour. Ce refus, le président de l’association international, le présente comme un simple contretemps : « En tant que surfeurs, nous savons qu’il faut du temps pour prendre la vague parfaite, a-t-il complété auprès de l’Équipe. Dans notre sport, nous apprenons la patience, la passion et la persévérance. Ce sont des traits que l’ISA a toujours démontrés tout au long de son parcours de près de 30 ans pour voir les débuts du Shortboard Surf à Tokyo. Nous continuerons de mettre la même énergie dans nos ambitions olympiques pour l’avenir ». Rendez-vous en 2032, donc, pour l’ISA et pour les Tahitiens qui auraient pu prétendre à une place en équipe de France de longboard. Comme le rappelle Tahiti Infos, le champion de Polynésie Moana Domenech devrait notamment chercher une reconnaissance internationale sur les vagues du Salvador, fin avril, à l’occasion des championnats du monde Isa de la discipline.