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Producteurs, artisans et grand public attendus au Marché des matières premières

Le premier « Marché des matières premières de l’artisanat » se tiendra du 24 au 26 avril à Punaauia. Au delà des producteurs et des artisans qui ont besoin d’être mis en relation, le grand public est également invité à cet événement qui met en lumière une partie importante du patrimoine polynésien. Toutes les enjeux seront abordés : difficultés de production et d’approvisionnement, prix, opportunité de créer une centrale d’achat, et juste rémunération des producteurs de matières premières.

Le premier marché des matières premières de l’artisanat aura lieu du 24 au 26 avril dans les jardins du Musée de Tahiti et des îles. Il s’agit de répondre à la problématique de difficultés d’approvisionnement, « qui touchent le secteur sur quasiment tous les métiers ». Pae’ore, nacre, bois, mais aussi coquillages, more ou ni’au blanc souffrent tous, pour des raisons multiples : surexploitation des ressources, raréfaction du fait de l’urbanisation, effets du changement climatique. Ainsi, aux Australes, il est parfois difficile de faire sécher le pae’ore : Nahema Temarii a évoqué le financement prochain par le Pays d’un séchoir pour assurer une production régulière.

Faciliter les achats, étudier une future centrale d’achat

Le ministère et le service de l’Artisanat traditionnel ont donc imaginé ce « marché » qui doit non seulement susciter des rencontres entre une quinzaine de producteurs de matières premières et les artisans, et faciliter les achats, mais aussi sensibiliser le grand public, qui pourra assister à des mini-conférences, des démonstrations, des ateliers, des visites guidées de la collection permanente du musée, acheter des objets artisanaux, ou encore gagner des lots en participant à deux jeux.

Le pays veut créer ou renforcer les réseaux de vente et d’achat – l’un des ateliers sera consacré à la création d’une centrale d’achat – et explorer des matières méconnues ou tombées en désuétude comme la fibre de potiron ou le revareva issu du cœur du cocotier. Mieux structurer le secteur, « c’est long et difficile, et le public va pouvoir le comprendre, dit Vaiana Giraud, il s’agit de créer des réseaux économiques ».

Rémunérer plus justement les producteurs

Les producteurs et les artisans des îles éloignées veulent aussi une meilleure rémunération de leur travail. Le prix de vente au détail les surprend fréquemment, dit Nahema Temarii : « Quand on creuse un peu on s’aperçoit que les producteurs ne se retrouvent pas dans le prix final de vente » qui peut être quatre fois plus élevé.

Un jeu et une mallette pédagogique

Pour mieux sensibiliser les plus jeunes à ce patrimoine culturel et sa survie, le service de l’artisanat a développé un jeu de société qu’on pourra découvrir sur place, dans sa jolie boite à base de bananier, et des mallettes pédagogiques bilingues mises au point par les élèves de Samuel Raapoto, ceux du Centre des métiers d’art et avec le soutien de la DGEE. Elles seront bientôt testées dans 10 établissements scolaires pilotes.

Le programme des trois journées

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