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El Niño : quelles conséquences attendues cette année ?

Le climat mondial est largement influencé par le phénomène El Niño, dû à une anomalie de la température des eaux de surface du Pacifique équatorial. Un nouvel épisode est en cours de formation et devrait très probablement débuter en juin, entraînant des records de température, décuplés par le dérèglement climatique. Quel impact cela aurait-il dans les Outre-mer du Pacifique ? Le point avec une récente étude de Météo France, relayée par nos partenaires Outremers360.

En Polynésie française, la variabilité climatique due à « El Niño – oscillation australe » (ENSO) concerne les pluies, les températures et l’humidité, avec un impact hétérogène sur cet immense territoire. « En moyenne, les épisodes El Ninõ augmentent les cumuls de pluies sur l’archipel des Marquises et, à l’inverse, les diminuent sur les Australes. Les pluies fortes et extrêmes sont notamment plus fréquentes et intenses aux Marquises durant les phases El Ninõ. (…) Par ailleurs, il a été observé qu’en moyenne les phases El Ninõ favorisaient la formation des cyclones sur le bassin », précise Météo France.

Les pannes d’alizés associées à la phase El Niño, combinées à une hausse de la température et de l’humidité, entraînent une augmentation des situations différenciées où les températures ressenties sont particulièrement élevées aux Marquises et dans l’archipel de la Société. À l’inverse, dans les Australes, les phases El Niño s’accompagnent en moyenne d’un temps plus frais et plus sec.

Fort impact sur le Caillou, très modéré à Wallis-et-Futuna

En Nouvelle-Calédonie, ENSO constitue la principale source de variabilité interannuelle des précipitations et des températures. Les précipitations y sont fortement influencées par ce phénomène, surtout durant la saison chaude, avec un impact particulièrement marqué dans le nord de la Grande Terre et sur les îles Loyauté. Les épisodes El Niño s’accompagnent généralement d’un risque accru de sécheresse, tandis que les températures minimales ont tendance à être anormalement basses.

Enfin, « à Wallis-et-Futuna, qui se trouve le plus souvent en bordure des anomalies froides et chaudes de température de l’océan, ENSO n’a pas ou peu d’impact significatif sur la pluviométrie et la température », indique l’étude.

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