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Tahiti 2027: en haltérophilie la chasse aux « pépites » est ouverte

Avec seulement six médailles remportées lors des derniers Jeux du Pacifique, la discipline reste loin des standards des grandes nations du Pacifique. Mais la Fédération – en pleine restructuration – entend bien changer la donne d’ici 2027. Son nouveau cadre technique, Teihoarii Buchin, mise sur le recrutement de nouveaux talents dans les îles comme dans les salles de CrossFit et un encadrement plus rigoureux pour espérer rivaliser avec les meilleurs. 

Lors des derniers Jeux du Pacifique, la Polynésie n’a rapporté que six médailles sur les 180 mises en jeu en haltérophilie. Un résultat insuffisant pour une discipline traditionnellement pourvoyeuse de podiums. Pour éviter que ce scénario ne se reproduise à Tahiti en 2027, la Fédération tahitienne de force, d’haltérophilie, de musculation et disciplines associées veut restructurer la filière. Elle mise pour cela sur Teihoarii Buchin, son nouveau cadre technique fédéral, en poste depuis le 15 février. « On ne veut plus envoyer des athlètes uniquement pour participer », prévient-il. La mise en place de minima de qualification pour les Jeux de 2027 doit permettre de s’assurer que les sélectionnés auront un réel potentiel de médaille.

Détecter les « pépites » aux Australes et dans les salles de CrossFit

Pour atteindre cet objectif, il faudra donc renforcer les effectifs et identifier les futurs champions. Des futurs champions qu’il faut « aller  chercher » dit-il, en communiquant davantage sur la discipline. « Nous avons déjà quelques athlètes potentiel qui sont déjà sur les compétitions au niveau local. Mais ce que l’on aimerait c’est d’essayer de trouver des pépites ». Il cible particulièrement les îles, notamment les Australes. « On a quand même des Tahitiens pas mal là-bas qui pratiquent le lever de pierre et je suis sûr que l’on peut trouver ce qu’il nous faut pour l’haltéro et la force. »

Des infrastructures et un suivi médical encore insuffisants

Mais détecter les talents est une chose et les amener au plus haut niveau en est une autre. Aujourd’hui, le matériel d’entraînement n’est pas toujours conforme aux normes des fédérations internationales IPF et IWF auquel est affiliée l’organisation locale . « Ce manque d’équipement peut freiner notre progression », reconnaît Teihoarii, qui se veut toutefois optimiste et qui explique qu’une enveloppe de plus de 40 millions de francs a été débloquée pour financer l’achat de nouveaux matériels en vue des Jeux de 2027. Le matériel est d’ailleurs attendu pour début 2026. Autre difficulté qu’il va devoir régler dans un laps de temps serré : le manque d’accompagnement médical et technique. « On n’avait pas de nutritionnistes, pas de kinés, pas d’ostéopathes pour prendre soin de nos athlètes. Pourtant c’est un facteur important et le COPF nous aide à améliorer cet aspect », explique t-il encore, assurant que ce travail est en cours.

Bref, le CTF a un gros travail de fond à effectuer avant de pouvoir mettre en place sa stratégie : se concentrer sur les catégories de poids inférieures à 89 kg, où Tahiti pourrait selon lui mieux rivaliser. « Sur les catégories légères, on peut aligner des athlètes, que ce soit en senior ou en junior. Mais pour ça, il faut qu’ils participent aux compétitions locales, qu’ils se dévoilent et qu’on puisse évaluer leurs performances. » D’ici 2027, des préparations physiques et techniques spécifiques seront donc mises en place pour faire progresser les athlètes sélectionnés et garantir un véritable niveau de compétitivité. Avec l’ambition affichée d’aller chercher bien plus que six médailles de bronze cette fois-ci mais bien de l’or.

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