ACTUS LOCALESSOCIÉTÉ Trop de fausses alertes à la fusée de détresse Charlie Réné 2026-01-20 20 Jan 2026 Charlie Réné Le JRCC a lancé, en dix jours, pas moins de trois opérations de recherche et de sauvetage en mer à la suite de signalements de tirs de « fusées rouges », avec pour certaines un décollage d’hélicoptère en plus des moyens nautiques engagés. Autant de fausses alertes qui poussent les autorités à rappeler une évidence : les fusées de détresse sont strictement réservées aux « situations de danger réel et immédiat », et leur utilisation à d’autres fins, notamment festives, est interdite sous peine de sanction pénale. Une utilisation « responsable » des signaux de détresse : voilà ce que demande le centre opérationnel de surveillance et de sauvetage aéro-maritime de Polynésie (JRCC) qui a constaté depuis le début de l’année une « augmentation préoccupante des alertes liées à l’utilisation de « fusées rouges ». En dix jours, trois opérations de recherche et de sauvetage en mer ont été lancées après des signalements de tirs. « Dans un seul cas, l’origine terrestre du tir a pu être confirmée après mobilisation et investigations menées par des patrouilles terrestres, explique le JRCC. Les autres situations ont nécessité l’engagement de moyens de secours, dont l’hélicoptère interadministration Dauphin, afin de s’assurer qu’aucune personne ni aucun navire ne se trouvait en situation de détresse ». Raison pour laquelle le haut-commissariat rappelle les bases dans un communiqué : « les fusées de détresse sont strictement réservées aux situations de danger réel et immédiat », comme un naufrage ou une personne à la mer. « Leur utilisation à d’autres fins, notamment à des fins festives ou assimilées à des feux d’artifice, est formellement interdite » et les usages abusifs sont punis par une peine maximale de deux ans d’emprisonnement et 3,6 millions de francs d’amende. Quant aux fusées périmées, parfois déclenchées à des fins récréatives, elles « doivent être rapportées au point de vente afin d’être recyclées ou détruites ». « Par ailleurs, afin d’éviter toute mobilisation inutile des moyens de secours, il est indispensable de signaler au JRCC Tahiti toute organisation de feux d’artifice ou de lâchers de lanternes volantes près des côtes, précise le Haut-commissariat. Ces dispositifs peuvent être confondus avec des signaux de détresse et entraîner le déclenchement d’opérations de recherche coûteuses, complexes et potentiellement risquées pour les équipes engagées ».