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Un trail infini : la nouvelle course de l’Ascep à la Fautaua

La Fautaua Nike Ultimate aura lieu le 11 octobre prochain. Un trail au concept inédit au fenua et proposé par l’Ascep, qui s’est inspiré des Infinity trail américains ou des Dernier homme debout français. L’idée est de faire répéter aux participants la même boucle, en éliminant à chaque tour les coureurs qui n’entrent pas dans le temps limite ou choisissent de s’arrêter, jusqu’à trouver un gagnant. Cette première édition « test » ne sera courue « que » sur 8 heures, avec une heure par boucle de 7 kilomètres, les survivants étant départagés au temps. Les inscriptions, qui s’ouvrent vers le 20 juin, sont limitées à 300 places.

Une nouvelle course va être ouverte aux inscriptions dans quelques semaines, « aux alentours du 20 juin ». Encore un trail ? Oui, mais avec un concept tout à fait nouveau, encore jamais proposé au fenua. L’Ascep s’est inspiré des courses appelées « Infinity trail » aux États-Unis ou encore « Le dernier homme debout » en France, pour proposer la Fautaua Nike Ultimate. L’idée est de répéter plusieurs fois la même boucle jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un coureur, le gagnant. Les coureurs prennent – ou pas s’ils n’y arrivent plus – le départ toutes les heures et effectuent la même boucle le plus rapidement possible. Si les courses à l’étranger durent 24 heures ou parfois n’ont même pas de temps défini, l’Association sportive Courir en Polynésie (Ascep), qui organise déjà plusieurs courses dans l’année notamment la Tahitienne, le Raid Vittel, ou encore le Relais des copains, programmé cette année pour le samedi 7 juin, va proposer son propre format avec une durée de 8 heures pour cette première édition « test ». Le gagnant sera celui qui arrive au bout des huit boucles dans le meilleur temps.

Les « hors délais » éliminés

Le 11 octobre, le premier départ seront donc donné à 8 heures du matin et le dernier à 15 heures l’après-midi, à chaque fois pour une boucle de 7 km avec un peu de dénivelé, au cœur de la Fautaua. Au programme : traversée de rivière, passage devant le marae et zigzag dans les prairies. Les coureurs doivent respecter un temps limite par boucle : une heure. Si le coureur arrive plus tôt, il peut se reposer ou se désaltérer, s’il dépasse ce temps, il est éliminé d’office.

« Sur les courses classiques, notre but c’est de rallier l’arrivée, donc de finir. Sur l’Ultimate, on ne sait pas combien de kilomètres on va pouvoir faire. Donc cette année, je fais le mieux possible, je m’aperçois qu’au bout de 4 heures, je suis hors délai, donc je suis éliminé. L’année suivante, je vais revenir et je vais essayer de faire 5 ou 6 boucles, explique Sebastien Bruyère, traileur et membre du comité d’organisation de l’Ascep. C’est une première édition qui j’espère va perdurer, en augmentant le volume horaire. Cette année, on est sur 8 heures, on pourrait passer sur 12 ou 24 heures l’année prochaine. Et on espère encourager les gens à venir faire mieux l’année prochaine »,

« Le challenge est donc de tenir le plus longtemps possible »

Le challenge est donc de tenir le plus longtemps possible et de repartir chaque heure pour une nouvelle boucle. Soit 56 kilomètres maximum en prenant les huit départs prévus. Une fois la boucle terminée, les coureurs doivent dattendre le prochain départ. L’enjeu est de savoir gérer son effort mais aussi cette pause, plus ou moins longues selon les participants. « On a déjà fait un test avec le groupe pendant 4 heures, il y a quelques semaines, et finalement on se rend compte que les 15-20 minutes de repos, c’est long et court à la fois. Tu discutes avec tes camarades, tu te réalimentes, parce qu’il faut quand même s’alimenter et boire de façon régulière. C’est toute une gestion, parce qu’effectivement tu vas peut-être aller vite, mais après il faut gérer cette attente, parce que repartir après 20 minutes, ce n’est pas toujours évident. »

Les gagnants seront déterminés au meilleur temps sur les huit boucles. L’Ascep a limité à 300 participants pour cette première édition qui fera office de test : aussi bien pour l’organisation qu’au point de vue des sportifs. « Le club organise des courses depuis longtemps mais pour celle-ci, le comité d’organisation est composé de ‘petits jeunes’ dans ce type d’événements, donc ce sera un peu notre baptême du feu. » Les organisateurs promettent un beau package de course avec notamment un teeshirt qui devra obligatoirement être porté sur la première boucle et puis des cadeaux grâce à de nombreux et importants sponsors avec notamment des billets d’avion et des nuits d’hôtels à gagner.

Ces courses, appelées « Infinity Trail » ou Backyard Ultra ou encore « Le dernier homme debout » sont devenues des franchises et elles répondent à des formats précis : des boucles de 6,706 kilomètres pour les premières et 7,8 kilomètres pour les courses françaises, avec très peu de dénivelé. Certaines sont limitées à 24 heures mais d’autres n’ont aucune limite dans le temps et des records impressionnants tombent : 116 boucles, soit 777 km pour le polonais Lukasz Wróbel et 87 boucles soit 583 km pour l’Américaine Megan Eckert.

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