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Hantavirus : un cas contact a transité par Tahiti et Mangareva

Une ressortissante américaine identifiée comme cas contact d’Hantavirus a transité par Tahiti puis Mangareva le 7 mai dernier, sans que les autorités locales n’en aient été informées. Si la voyageuse ne présente actuellement aucun symptôme et demeure isolée en quarantaine à Pitcairn, par mesure de précaution, il a été décidé de lui interdire tout nouveau transit par le fenua tant qu’un risque sanitaire subsistera, a annoncé le gouvernement.

Le gouvernement a été informé qu’un cas contact d’Hantavirus, une ressortissante américaine, a transité par Tahiti puis Mangareva le 7 mai dernier, sans que les autorités en soient informées. La personne ne présente toutefois aucun symptôme et est actuellement isolée en quarantaine à Pitcairn.
L’État s’est réuni en urgence ce dimanche matin à 9h30 pour échanger à propos de la situation. À l’issue, il a été décidé de ne pas autoriser son accès au fenua par mesure de prudence. Bien qu’elle soit aujourd’hui totalement asymptomatique et donc non contagieuse, l’Américaine ne quittera pas l’île de Pitcairn pour transiter par la Polynésie tant qu’elle présente un risque.
Les passagers du vol ne sont pas cas contact
Les passagers du même vol que la femme, arrivés de San Francisco, ne sont pas considérés comme cas contacts. D’après l’Organisation mondiale de la Santé, le virus est situé à deux niveaux de la chaîne de transmission. Le risque de contamination est alors estimé très faible et le dépistage pour ces personnes n’est pas nécessaire. La situation fait l’objet d’un suivi sur les cinq prochains jours, le temps d’observer l’évolution de l’état de santé de la personne concernée.
Un foyer épidémique d’Hantavirus a été découvert à bord du navire d’expédition MV Hondius, parti d’Argentine et arrivé au port de Granadilla ce dimanche matin. Plusieurs passagers ont développé des symptômes respiratoires sévères durant la traversée de l’Atlantique, provoquant une vaste opération de traçage dans plusieurs pays, explique encore l’OMS.
Les analyses ont identifié le « virus des Andes », une souche rare d’Hantavirus présente principalement en Argentine et au Chili. Particularité importante : il s’agit de la seule souche connue capable de se transmettre entre humains, même si cette transmission reste limitée et nécessite généralement des contacts étroits et prolongés. L’OMS précise qu’il ne s’agit pas d’un scénario comparable au Covid-19.
Avec communiqué.
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