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La Polynésie en retard sur la prise en charge de la santé mentale

©Présidence

L’OMS, l’association SOS suicide et l’ASEP ont présenté mardi à la mairie de Pirae les résultats d’une étude sur la santé mentale en Polynésie. Selon elle, la Polynésie accuse beaucoup de retard par rapport à la prise en charge de la santé mentale.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’association SOS Suicide et l’Association septentrionale d’Epidémiologie Psychiatrique (ASEP), ont restitué mardi matin à la mairie de Pira’e les résultats de l’enquête portant notamment sur « la santé mentale en population générale : images et réalités ». Les objectifs principaux de cette étude étaient de décrire les représentations de la « folie », de la « maladie mentale » ou encore de la « dépression » en Polynésie française. Et surtout de chiffrer le nombre de personnes adultes atteints de troubles mentaux au fenua.

Selon le chef du service de psychiatrie au centre hospitalier et président de l’association SOS Suicide, Stéphane Amadéo, 1 600 personnes ont été suivies en 2015 pour des troubles de la santé mentale, comme « des troubles psychotiques ou d’humeur » pour la grande partie. Les causes des maladies mentales restent encore « un peu mystérieuses », mais Stéphane Amadéo déclare qu’elles peuvent venir de traumatismes de l’enfance, d’agressions physiques ou sexuelles, ou des drogues : « l’alcool surtout plus que le paka ».

Les résultats de cette enquête ont d’ailleurs démontré que la population « présente des troubles psychiques importants ». Sur une enquête réalisée à partir d’un échantillon de 1 000 personnes majeurs, 42% des personnes ont déjà présenté un trouble mental dans leur vie.

Les professionnels présents mardi s’accordent à dire que la Polynésie accuse beaucoup de retard par rapport à la prise en charge de la santé mentale. Pour le ministre de la Santé, Jacques Raynal : « le système associatif est très important, heureusement, pour pallier les déficiences du milieu médical ».

Ce retard pris dans le domaine de la santé mentale, le directeur du centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale, Jean-Luc Roelandt, veut le considérer comme « un avantage » : « On sait ce qu’il ne faut pas faire ». Selon lui, les données recueillies vont aussi permettre de mettre en place un programme de prévention au fenua.

Le directeur regrette également qu’en Polynésie, les patients n’aient pas assez recours aux systèmes de santé primaire tels que les médecins généralistes, les pharmaciens, ou encore les dispensaires. La majorité des patients se rendent directement à l’hôpital. Jean-Luc Roelandt fait donc un appel du pied au gouvernement pour que les familles soient aidées dans la prise en charge de leurs malades.

Les résultats de cette enquête seront publiés d’ici quelques semaines et devraient aider le gouvernement à établir le plan de santé mentale et les différentes actions à mener dans le cadre de la santé mentale en Polynésie française.

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4 Commentaires

  1. MDR
    1 novembre 2017 à 1h47 — Répondre

    57 représentants, ça fait du 23, 24… Il y a combien d’îliens, déjà?

    • Teiva Hoki
      1 novembre 2017 à 12h54 — Répondre

      Tous!!!

  2. mogwai
    1 novembre 2017 à 12h35 — Répondre

    Quelle représentativité de son échantillon ? Les gens qu’il reçoit habituellement et qui le consultent justement parce qu’ils ont des troubles mentaux. Quel pourcentage par rapport au reste de la population de la Polynésie ? Et on donne de la crédibilité à quelqu’un qui va tout habillé à la plage le dimanche après-midi recruter des patients. Ça ne relève pas d’un trouble mental ça ?

  3. Tiare 1
    2 novembre 2017 à 12h39 — Répondre

    Retard dans le domaine de la santé mentale,retard dans la gestion des miséreux, SDF, handicapés, retard dans le transport terrestre, maritime,retard dans la réfection des routes ,retard pour le remplacement de lampadaires,feux tricolores défectueux etc…Pas contre toujours en avance pour nous pondre des idées de génie, genre silhouettes noires pour faire chuter le nombre d’accidents,murets tout autour de l’île pour bien se fracasser le crâne,le jour où on s’en tape un de plein fouet,feux tricolores inutiles à Mahina et j’en passe.On est plutôt mal barrés avec nos hautes têtes pensantes politiques.

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