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La survie du Terevau suspendue à des financements bancaires

Une proposition de reprise et un plan de continuation du Terevau ont été examinés ce lundi matin par le tribunal mixte de commerce. Mais ni l’actuel exploitant, la SNVG, ni le Vaeara’i, qui s’est présenté en repreneur potentiel, n’a pu fournir de financement bancaire abouti. Il a donc été décidé de renvoyer l’examen du dossier au 13 avril, afin de laisser le temps aux banques d’étudier les demandes d’emprunt. Une décision qui a soulagé le nouveau gérant de la SNGV, Frédéric Faura, qui reste « confiant » quant à l’avenir du bateau et assure faire du paiement des salaires sa priorité.

La situation du Terevau, placé en redressement judiciaire depuis le 8 décembre, a été examinée au tribunal mixte de commerce ce lundi matin. Au bout d’une heure et demie d’audience à huis clos, il a été décidé de reporter l’affaire au 13 avril.

Une vingtaine de salariés, sur les 36 que compte actuellement la société, étaient présents sur place pour montrer leurs inquiétudes mais aussi leur soutien au gérant de la SNVG 2 Moorea, Frédéric Faura, en poste depuis le 1er décembre dernier. En signe de solidarité, la société Aremiti avait offert aux salariés désirant se rendre à l’audience des billets de bateau afin qu’ils puissent venir à Papeete depuis Moorea, a fait savoir Frédéric Faura.

« Un prêt bancaire de 200 millions pour relancer l’activité »

Ce lundi matin, le gérant de la SNVG a défendu son plan de continuation. En face de lui, Tino Fa-Shin-Chong, actionnaire du Terevau mais aussi capitaine et gérant du Vaeara’i, a de son côté présenté son plan de reprise. Mais aucun des deux n’a fourni d’accord de prêt bancaire confirmé par les organismes prêteurs sollicités, la Banque de Polynésie pour Tino Fa Shin Chong et la Socredo pour Frédéric Faura, ce qui a motivé le report de l’audience au 13 avril.

Nous avons sollicité un prêt bancaire de 200 millions de francs auprès de la Socredo pour pouvoir relancer l’activité. En la relançant, nous gardons tous nos salariés et nous pourrons payer tous les créanciers de la SNVG à qui nous devons de l’argent, contrairement à l’autre partie, qui ne veut reprendre que le bateau et sa licence, licencier une partie du personnel et ne pas payer les créanciers. Nous, on n’est pas dans cette optique. Donc c’est pour ça que nous avons sollicité la continuation de l’activité auprès du tribunal”, explique Frédéric Faura.

Un second emprunt pour payer les deux moteurs de remplacement

Deux représentantes de la Socredo, présentes ce lundi matin dans la salle d’audience, ont également demandé le report de l’audience, selon le gérant de la SNVG, car elles « n’ont pas eu le temps matériel d’étudier le dossier ».

Selon Fiona Tauaroa, représentante des salariés du Terevau, elles “attendent une commission qui doit se passer ce mois-ci” afin de pouvoir se prononcer sur la demande d’emprunt. “Nous sommes contents que le tribunal nous offre la chance d’attendre encore le financement de la banque Socredo, qui nous permettrait de payer tous les salaires, de sortir les deux moteurs (de remplacement toujours sous douane, NDLR) et de reprendre l’activité”, ajoute Fiona Tauaroa.

Un second organisme de prêt a été sollicité par le gérant de la SNVG, à hauteur de 140 millions de francs, afin de pouvoir payer ces deux moteurs, ce qui permettrait au navire de reprendre ses rotations. Ensuite, « nous allons traiter avec cet organisme pour les rembourser sous forme de leasing », précise Frédéric Faura.

En attendant, de nombreux salariés sont sans activité et ne reçoivent qu’une partie de leurs salaires depuis le mois d’octobre. “Il est faux de dire que les salariés n’ont pas été payés. Ils ont été payés régulièrement, peut-être pas en totalité, mais ils ont été payés. Dès que la société a récupéré de l’argent, ma priorité, et celle de l’équipe de direction de la société, a été de payer tous les salariés”, se défend Frédéric Faura, qui se dit toujours « confiant dans la continuité de la société ».

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