ACTUS LOCALESTOURISME A Bora Bora, l’hôtel Bloody Mary’s prépare son ouverture Vaitiare Pereyre 2025-02-27 27 Fév 2025 Vaitiare Pereyre ©Bloody Mary's Bora Bora/FB Fermé depuis 2023 pour rénovation, le légendaire Bloody Mary’s de Bora Bora rouvrira en novembre sous la forme d’un hôtel 4 étoiles. Au total, 53 clefs avec des bungalows côté mer ou montagne, des villas privées et une piscine… un nouveau complexe hôtelier qui vient se rajouter à la longue liste des hôtels de l’île et qui propose 85 postes à pourvoir. C’est un projet qui ne passe pas inaperçu à Bora Bora. Le légendaire Bloody Mary’s, fermé depuis 2023 pour rénovation, rouvrira en novembre sous la forme d’un complexe hôtelier 4 étoiles. Fondé en 1979, le Bloody Mary’s, premier bar-restaurant de Bora Bora, est une véritable institution sur l’île. Des célébrités du monde entier, comme Harrison Ford, Pierce Brosnan, Keanu Reeves ou encore Buzz Aldrin, y ont déjà dîné, tout comme des chanteurs et des sportifs de renom. Ron Wood des Rolling Stones y a même donné un concert improvisé. Mais après plus de 40 ans d’histoire, le Bloody Mary’s tel qu’il était connu du grand public a fermé ses portes en 2023 pour laisser place à un projet hôtelier. Le Bloody Mary’s Hotel comptera 53 unités d’hébergement : 3 villas privées, 37 bungalows (21 côté mer, 16 côté montagne), 2 petits immeubles de 8 chambres chacun. Le site comprendra également une piscine, deux motu privatifs et un espace d’exposition culturelle. Un parking de 93 places est aussi prévu. Une île « saturée » Ce nouvel hôtel viendra ainsi compléter la liste des établissements de luxe de l’île, aux côtés du Westin (ex-Méridien), rouvert en septembre dernier, et du futur Aman sur le site du mythique hôtel Bora Bora, où les travaux doivent commencer bientôt après le refaçonnage de la route. Si ce projet réjouit les professionnels du tourisme et représente une opportunité pour les chercheurs d’emploi – 85 postes sont à pourvoir, il suscite aussi des préoccupations au sein de la population. Certains habitants parlent d’une « île déjà saturée », où les infrastructures publiques ne suivent pas le rythme du développement hôtelier. Routes encombrées, réseau d’assainissement sous tension, pression croissante sur l’eau et l’électricité… des défis qui reviennent à chaque nouvelle ouverture d’établissement.