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En plein réaménagement, le Port autonome se fait construire un nouveau QG

Alors que le port de commerce aborde une grande transformation, avec l’extension de la zone sous douane, la création d’un nouveau quai de cabotage et le réaménagement de l’essentiel de Motu uta, le Port autonome doit déménager sa direction, sa capitainerie et ses pilotes. L’ancien siège va être en partie détruit et en partie requalifié pour les besoins des armateurs et aconiers. Le nouveau centre administratif, sans vigie, et en R+2, doit lui être construit, d’ici 2030, aux abords du pont de Motu Uta, pour une enveloppe globale de 1,18 milliard de francs.

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Le Port autonome de Papeete (Pap) a lancé début juin un Concours restreint de maitrise d’oeuvre pour le construction de son nouveau centre administratif. Le siège actuel de la direction et de la capitainerie, reconnaissable à ses cinq étages et sa vigie en face du quai de l’Aranui à Motu Uta, est certes loin d’être neuf mais il n’est pas soudainement devenu branlant ou insalubre. Si le bâtiment doit être abandonné, comme d’ailleurs les locaux actuels des douanes et des affaires maritimes tout proche, c’est qu’il se trouve dans le périmètre d’expansion d’un port de commerce en pleine transformation.

Un projet inscrit dans le schéma directeur de l’établissement public portuaire et à l’étude depuis des années. Il s’agit d’abord d’étendre le terminal de commerce international, conçu voilà maintenant cinquante ans et à la limite de la saturation, pour lui faire gagner, d’ici 2033, trois hectares et 50 000 conteneurs par an de capacité supplémentaires. Un grand chantier et d’autres travaux satellites : la construction d’un nouveau bâtiment de 10 000 mètres carrés réservés aux aconiers dans la partie centrale de Motu Uta, le réaménagement du quai Nord de la zone, tourné vers les archipels, avec là encore de nouveaux locaux pour les compagnies maritimes et certains services vitaux du port…. Et surtout la création d’un nouveau de quai de cabotage, le numéro 6, dans le prolongement de celui de l’Aranui… Qui dit quai, dit activité : les bâtiments administratifs qui le jouxtent doivent être déménagés, et certains détruits, comme d’ailleurs 33 000 mètres carrés d’entrepôts actuels de Motu Ua. L’actuel siège du port survivra lui en partie : l’arrière du bâtiment sera « requalifiée » et « réutilisée pour accueillir des locaux d’exploitation » pour les armateurs ou les acconiers, précise l’établissement public dans une synthèse du programme. « Le projet de nouveau centre administratif s’inscrit ainsi dans une réorganisation d’ensemble : il regroupe les fonctions administratives sur un site adapté, tout en permettant la réaffectation de l’ancien siège à des usagers portuaires opérationnels », lit-on dans cette note.

Priorité à la maîtrise des coûts

Le « site plus adapté » est connu depuis longtemps : la parcelle ZC5, juste avant le pont de Motu Uta, côté Fare ute, près du Fare Tama hau. Un terrain  de 4130 mètres carrés débarrassé de longue date de ses bâtiments (ex-Sopom), et où sont, ces derniers temps, entreposés des matériaux, ou encore l’ex-pirogue de la place Tu-Marama. Côté architecture, le Port autonome de Papeete ne cherche pas un quartier général de prestige : l’établissement veut un projet « sobre, lisible et ancré dans le contexte insulaire polynésien, sans pastiche stylistique, mais inspiré des logiques bioclimatiques locales ». Il s’agira d’un bâtiment en R+2 de 1520 mètres carrés de surface utile pour accueillir une centaine de personnes, entre la direction et la capitainerie, doublé d’un plus petit bâtiment de 90 mètres carrés pour les pilotes et de 90 places de stationnement.

Pas de tour haute et de vigie : le Pap, entre radars et caméras thermiques intelligentes, a investi dans un système de surveillance dernier cri, et n’a plus l’utilité d’une vue directe sur le plan d’eau, quoiqu’il arrive limitée vu la taille de la circonscription portuaire. Le rez-de-chaussée doit accueillir un guichet unique pour les usagers du port, une salle d’attente, des bureaux d’accueil et de caisse et une salle de réunions. Les deux autres niveaux, accueilleront les différents services de l’établissement, avec une attention particulière à l’identification des zones sous contrôle d’accès, notamment pour les services liées à la surveillance ou aux finances.

Pour le port, au milieu d’un important cycle d’investissement et qui travaille encore sur la réfection du quai au long cours, le creusement de la passe ou encore la création d’une zone de réparation navale à Fare Ute, « l’économie du projet constitue un enjeu central de conception ». Et l’enveloppement prévisionnelle sera regardée de près : 1,18 milliard de francs de travaux. « La recherche de qualité architecturale et environnementale devra rester compatible avec une maitrise effective des coûts d’investissement, de maintenance et de renouvellement », insiste l’établissement public. Quant au planning prévisionnel, le Pap vise une remise des plis en juillet, un choix final du lauréat en octobre, un début des travaux en janvier 2028 pour un déménagement début 2030.

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Jt Vert 17/06/2026

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