ACTUS LOCALESPOLITIQUE À Papeete, Rémy Brillant laisse son siège de DGS pour se concentrer sur les municipales Charlie Réné 2025-08-13 13 Août 2025 Charlie Réné Employé de la mairie de Papeete depuis 1987 et à la tête de son administration depuis 2008, le directeur général des services prendra officiellement sa retraite au 1er novembre et prend congé dès cette semaine. Il s’agit pour le dauphin de Michel Buillard de se concentrer, à sept mois du scrutin et à deux semaines du début de la période « pré-electorale », sur la bataille des municipales. Joël Moux, actuel directeur des services techniques de la commune, devrait assurer la direction générale des services jusqu’au scrutin du mois de mars. Un « départ pour mieux revenir », pour Rémy Brillant. Le Directeur général des services avait déjà annoncé dès février, soit plus d’un an avant le scrutin, sa candidature pour la mairie de Papeete, avec le soutien du tavana sortant Michel Buillard. Il fera un pas de plus vers les urnes en prenant congé, dès cette fin de semaine, de son poste de chef de l’administration municipale. Un siège qu’il quittera officiellement le 1er novembre, après avoir liquidé ses congés, pour partir en retraite. Si cette date de départ correspond à l’ouverture « normale » de ses droits, la décision est bien sûr liée à l’approche du scrutin. « Si je ne m’étais pas présenté, j’aurais demandé à être prolongé au moins pour finir le mandat du maire en tant que DGS, précise le candidat, qui est en plein travail de formation de sa liste « Pape’ete na mua roa ». Mais il faut que je batte campagne et il fallait pour ça clarifier les choses ». C’est Joël Moux, actuel Directeur des services techniques de Papeete, et qui a aussi assuré un temps les fonctions de directeur de cabinet de Michel Buillard, qui devrait prendre « par interim » le poste de Directeur général des services. Si les fonctionnaires communaux ne peuvent pas être élus au conseil municipal, la loi les oblige à avoir démissionné ou obtenu une disponibilité au jour du scrutin, et ce sans conditionner ce départ à une élection, comme l’a plusieurs fois rappelé le Conseil d’État. Un DGS peut donc théoriquement rester en poste pendant toute la durée de la campagne, mais il prend le risque d’être accusé d’utiliser les moyens de la mairie ou son temps de travail pour soutenir sa candidature, ouvrant des voies de recours en cas d’élection. Toutes les communes de France rentreront quoiqu’il arrive au 1er septembre en « période pré-électorale ». Une période de six mois pendant laquelle les campagnes de communication municipales inhabituelles, non neutres, non régulières, ou qui mettent en avant des personnalités sont interdites, de même que les campagnes de promotion portant sur les réalisations ou la gestion de la commune. [MàJ 14h40 : Joel Moux a seulement assuré l’intérim de la direction de cabinet du maire]