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Ahi’a Ellis, lauréate du Heiva Taure’a: « La danse c’est toute ma vie »

Ahi’a Ellis, élève au collège de Paea, a reçu samedi soir le titre de meilleure danseuse lors de la grande finale du Heiva Taure’a. À 13 ans, la petite-fille du chanteur Gabilou et de la célèbre Moeata Laughlin a déjà tout d’une grande. Son rêve : « marcher sur les pas » de sa maman Hianau et de sa mamie pour reprendre, plus tard, les rênes de l’école de danse familiale. En attendant, elle ambitionne d’enchaîner les concours avant de pouvoir briguer le titre de meilleure danseuse sur le « grand Heiva ».

La danse, une histoire de famille pour Ahi’a, 13 ans, couronnée meilleure danseuse de l’édition 2025 du Heiva Taure’a. C’est vers l’âge de 4 ans et demi qu’elle a fait ses premiers pas dans une école de danse. Et pas n’importe laquelle : l’école de danse Moeata, créée par sa mamie en 1989. Depuis quelques années, c’est sa maman Hianau qui a repris le flambeau. Une passion transmise de génération en génération, et dont la jeune adolescente est fière. « Ma grand-mère est une très grande danseuse. Elle a gagné un concours de danse à seize ans, auquel elle devait se présenter à partir de 18 ans. Elle a essayé et elle l’a gagné. Je me suis dit que si elle pouvait le faire, moi aussi je pouvais le faire », raconte-t-elle.

« Avec de l’entraînement on peut réussir »

Depuis ses premières expériences dans l’école familiale, Ahi’a n’a cessé de se perfectionner: elle a dansé au Japon, aux États-Unis et même sur la scène de l’Olympia. « La danse c’est toute ma vie », et pour elle cette première victoire, ce premier titre de meilleure danseuse est une étape importante.« Je voulais prouver que même à mon âge on peut y arriver. Toute personne peut y arriver, toute personne a sa valeur, et avec de l’entraînement on peut réussir. Donc je me suis sentie très heureuse et j’étais fière de ce que moi j’avais fait. J’étais fière de ce que j’avais montré au jury. »

Objectif: le « grand Heiva »

Il faut dire que lors de son passage en solo sur la scène de To’ata, elle a présenté un show sur un thème difficile: « le fait nucléaire », un sujet qu’elle a également exploré avec ses camarades du collège de Paea. « Si j’ai réussi, c’est aussi grâce à ma maman et à ma mamie, qui m’ont aidée à créer ma danse et à évoluer dans ce que je fais », explique avec humilité la jeune danseuse. À l’entendre, cette victoire n’est qu’un début : « J’aimerais participer à plus de concours pour pouvoir m’améliorer et, plus tard, faire le grand Heiva, et me présenter au titre de meilleure danseuse et voir comment ça se passe. »

Ahi’a envisage de reprendre plus tard l’école de danse Moeata

Pour le moment, il est encore un peu tôt pour dire au sein de quelle formation elle évoluera, mais ce qu’elle sait déjà, c’est qu’elle sera accompagnée par sa mère dans son choix. Si Ahi’a est fière de son parcours, elle reste consciente du chemin qu’il lui reste à parcourir et garde les pieds sur terre. En attendant, comme toutes les filles de son âge, elle poursuit sa scolarité en classe de 5e au collège Teriitua à Teriieroiterai de Paea. En dehors de la danse, elle aime les mathématiques et les arts plastiques. « Parfois, je dessine des motifs de tatouage parce que ça m’inspire, ça m’aide à réfléchir… », confie-t-elle. Contrairement à de nombreuses jeunes filles de son âge, la jeune fille sait déjà ce qu’elle souhaite faire quand elle sera grande: « Chaque jour, j’aide ma maman à donner les cours, par exemple, ou je m’améliore. Donc dans ce domaine, j’essaye de m’améliorer et d’apprendre à apprendre aux élèves pour pouvoir reprendre plus tard l’école de danse. »

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