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Après le tapa, les artistes du fenua invités à s’exprimer sur les « peuples de l’eau »

Valmigot et Hereiti Vairaaroa, les deux commissaires de l’exposition lors d’une visite en septembre. Elles sont, avec la responsable de la BU Claire Mouraby, à l’origine de l’initiative. ©C.R.

Dans la foulée de l’exposition Mona Lisa Tapa tout dit, un appel a été lancé aux artistes contemporains pour le « World Art Day » 2021. Ouverte à tous et surtout à toutes les formes d’expression, l’exposition qui en résultera aura lieu en avril prochain à la bibliothèque de l’université ainsi qu’à la galerie Winkler.

L’année dernière, ils avaient été une quarantaine d’artistes du fenua à présenter leur travail pour cette Journée mondiale de l’art, organisée tous les 15 avril. C’est comme ça qu’était née l’exposition Mona Lisa Tapa tout dit, d’abord présentée virtuellement, puis accueillie, dans une version enrichie, par la bibliothèque de l’université en septembre. Un succès et surtout une démonstration du potentiel de l’art contemporain polynésien. Aucune hésitation : il fallait relancer l’initiative cette année et entretenir la dynamique. Mais quel thème pour remplacer la « Philosophie du tapa », qui avait éveillé tant d’idées chez les participants ? Le trio d’organisatrices, Hereiti Vairaaroa, Claire Mouraby et Valmigot, ont choisi « Les peuples de l’eau ». Pas de texte explicatif, pas de suggestion, mais ces simples mots… « On veut laisser à chaque artiste la possibilité de se projeter de manière très personnelle dans ce que signifie les peuples de l’eau », explique Valmigot, une des commissaires de l’exposition, qui appelle donc chacun à se « réapproprier » cette thématique.

Sculpture, peinture, gravure, dessin ou photo, montages et vidéo, et même des œuvres en forme de jeux vidéo ou de parfum… Mona Lisa, qui avait eu le droit à un « off » chez Winkler, avait déjà attiré des formes d’expression très diverses. Les portes sont plus que jamais ouvertes aux techniques et aux envies de chacun. « Toute personne peut participer mais on fera une sélection drastique », prévient Valmigot. Il s’agit de choisir ceux qui seront exposés à la bibliothèque et à la galerie du centre-ville, cette fois pleinement associée à l’événement. Une sélection qui se fera « d’un point de vue plastique, mais également sur le propos de l’artiste ».


Le règlement de ce World Art Day, disponible sur demande ([email protected] ou sur la page Facebook World Art Day-Tahiti), invite les artistes à transmettre des visuels de leur travail et une brève explication de leur démarche. Les participants de l’année dernière, dont beaucoup  avaient salué les possibilités de rencontres et de visibilité qu’offre ce « WAD », sont bien sûr invités à s’exprimer à nouveau. Mais les organisatrices espèrent aussi attirer et mettre en lumière d’autres noms, pas forcément connus du public. « Cette démarche créative habite tellement de personnes… Il y a forcément des artistes que l’on n’a pas touchés l’année dernière », note Valmigot, qui avait elle-même présenté son travail à l’occasion de Mona Lisa…

Le World Art Day aura lieu le 15 avril, et l’exposition commencera dès le 1er avril à la bibliothèque universitaire et à la galerie Winkler. Aucune date limite n’est précisée pour présenter son travail. Mais les organisatrices, qui restent disponible pour discuter avec les participants en amont de la sélection, espèrent recevoir une bonne partie des œuvres avant le mois de mars pour créer un catalogue de l’exposition.

A noter, enfin, que cet appel du World Art Day ne concerne pas exclusivement les artistes polynésiens. Il est même prévu que cet appel à expression sur les « peuples de l’eau » soit relayé ailleurs dans le Pacifique, et notamment en Nouvelle-Calédonie.

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