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Après une semaine de grève, les négociations au point mort à la Sipac

Depuis le 10 mars, 45 des 120 salariés de la filiale du groupe Ballande tiennent un piquet sur le site de la Tuauru, à Mahina. Portés par la CSTP-FO, les grévistes réclament notamment des revalorisations de salaire, une meilleure majoration des heures de nuit, ainsi que diverses primes et indemnités. Des demandes que la direction affirme avoir découvertes tardivement et avec surprise vu l’état du dialogue social dans l’entreprise. La Sipac insiste surtout sur la continuité de l’activité grâce aux salariés non grévistes.

La grève ne flanche pas à la Sipac. Depuis le 10 mars, 45 salariés de la filiale du groupe Ballande sont en grève, installés devant l’entrepôt de la société de distribution alimentaire à Mahina. Des employés mobilisés de la CSTP-FO et qui demandent notamment une revalorisation salariale, un majoration des heures de nuit à 75 %, des bons d’achat pour la fête des mères, Noël ou l’anniversaire de l’entreprise, une revalorisation des indemnités de frais de véhicule ou encore des indemnités de départ à la retraite. Des revendications que la direction « a refusées catégoriquement » en début de conflit, déplore Hugues Teai, le délégué syndical CSTP-FO.

Ce mardi, la direction indique dans un communiqué cosigné par de nombreux salariés non gréviste, avoir « découvert » le préavis par les médias « sans revendications préalables » auprès d’eux. La société met en avant les réunions régulières dédiées au dialogue social, entre autres sur les questions salariales : « Il faut rappeler que des échanges étaient déjà engagés avec les représentants du personnel de l’ensemble des organisations syndicales depuis 2025 et se poursuivent de manière active ». Des discussions qui doivent respecter « les équilibres nécessaires au bon fonctionnement et à l’équilibre économique de la Sipac ».

La société rappelle surtout que 75 salariés sont toujours actifs afin d’assurer la continuité de l’entreprise et de limiter les perturbations pour les clients. Si le comptoir Sipac de Mahina pour les particuliers a dû fermer, l’accueil des professionnels est toujours assuré, les commandes sont prises et les tournées ont été réaménagées pour être assurées à Tahiti, Moorea et dans les îles. La direction rappelle enfin que les collaborateurs de la Sipac bénéficient déjà d’un régime indemnitaire plus confortable que ce qu’exige la convention sectorielle et de divers avantages, dont des remboursements sur les courses alimentaires.

La grille salariale au cœur des débats

Du côté de la CSTP-FO, on n’entend pas baisser les armes et on assure que les revendications sur la table sont connues de longue date par le direction. « S’ils acceptent la grille salariale, on pourra débattre », assure encore Hugues Teai en précisant toutefois que la direction avait déjà formulé une contre-proposition, refusée par les intéressés car jugée « défavorable ». En parallèle du cahier de revendications, les représentants du personnel dénoncent aussi des « pressions » au sein de la Sipac, détaillent nos confrères de Tahiti Infos. “Il y en a beaucoup qui sont partis en arrêt psy ou qui ont même quitté l’entreprise car le directeur a des propos lourds vis-à-vis des salariés”. Selon leurs déclarations, certaines secrétaires travaillent tard, jusqu’au soir, voire, la nuit : “Elles sont en sous-effectif. On demande d’embaucher mais ils ne veulent pas car le directeur estime qu’elles s’en sortent.”

Toujours d’après le quotidien local, certains salariés se disent “mécontents” en raison de “l’irrespect” dont ils seraient victimes de la part de la direction : “Ceux qui sont en bas ne progressent pas au niveau du salaire ». Pour l’heure, aucune nouvelle réunion n’est prévue entre la direction et le syndicat CSTP-FO. Le syndicaliste ajoute avoir fait une demande de médiation auprès de la direction du travail et envoyé un mail au groupe Balland « pour les avertir ».

 

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