ACTUS LOCALESENVIRONNEMENT « Aucun pesticide lié à l’incendie d’Agritech » dans les jardins alentours La rédaction 2025-02-23 23 Fév 2025 La rédaction La Direction de la Santé et son centre de santé environnementale ont officialisé les résultats d’analyses effectués dans les jardins entourant l’entrepôt d’Agritech, qui est parti en flamme le 29 janvier dernier. Aucun pesticide n’a été identifié dans ces prélèvements effectués entre le 5 et le 7 février, comme cela a été annoncé dans la semaine aux habitants, dont beaucoup s’étaient inquiétés des conséquences sanitaires de cet incendie aux causes toujours inexpliquées. Les analyses, effectuées sur des produits végétaux prélevés dans les jardins de la zone, sont jugées « satisfaisantes ». Elles ont été menées par le Centre de santé environnementale, en collaboration avec le laboratoire de la cellule recherche innovation et valorisation de la Direction de l’agriculture. Deux techniques ont été croisées : la méthode par chromatographie gazeuse, qui permet d’identifier 122 pesticides, et la méthode par chromatographie liquide, qui en détecte jusqu’à 235. Les résultat avaient déjà été transmis aux riverains concernés lors d’une réunion organisée lundi à la mairie de Faa’a : « Aucune présence de pesticides liée à l’incendie d’Agritech n’a été détectée dans les échantillons analysés », précise la Direction de la Santé. Le 5 février, le Pays avait pourtant confirmé la pollution de la rivière lors de l’incendie : une douzaine d’anguille avaient même été retrouvées mortes. La conséquence, d’après les premiers constats, d’une « forte concentration de polluants azotés issus des engrais stockés dans l’entrepôt d’Agritech » au moment de l’incendie. Une alerte avait été émise « par précaution » par les autorités déconseillant la consommation des produits des fa’a’apu de la zone et la baignade à l’embouchure du canal de l’aéroport. Côté enquête, pas de nouvelles annonces : la piste d’un incendie volontaire est toujours écartée, mais les investigations se poursuivent sur les causes du départ de feu sur site non-conforme à la réglementation sur le stockage des produits dangereux, et qui, d’après le Pays, était en voie de perdre son agrément au moment des faits. Avec communiqué