ACTUS LOCALESCOMMUNESMUNICIPALES Béatrice Flores-Le Gayic veut ramener de la « rigueur » à Papara Nanihi Laroche 2026-01-13 13 Jan 2026 Nanihi Laroche ©FB Béatrice Flores-Le Gayic C’est Béatrice Flores-Le Gayic qui mènera en mars la liste Tavini te oire no Papara aux municipales, avec l’espoir d’enfin conquérir une mairie où son époux Clément, cette fois en position de colistier, est plusieurs fois passé tout près d’une victoire. L’élue bleu ciel à Tarahoi promet« un respect des règles et de la population ». Et met en avant certaines priorités : construire un complexe sportif pour les jeunes et un centre dédié aux matahiapo… Et s’attaquer au problème des nuisances sonores, en contrôlant les rassemblements bruyants sur la voie publique et en proposant des lieux à l’écart pour les carbass, pourquoi pas une « grande barge » sur le lagon. « Il y a beaucoup de boulot à faire sur Papara », indique Béatrice Flores – Le Gayic, candidate aux municipales avec une liste « ouverte », mais qui devrait être soutenue par le parti bleu ciel. Élue indépendantiste à l’Assemblée depuis 2023 et actuelle présidente du tomite Tavini de la commune, elle n’avait été tête de liste qu’une seule fois, en 2015 alors avec le soutien du Tahoera’a. Mais Béatrice Flores – Le Gayic, aussi connue dans le secteur artisanale et culturel en tant que présidente de l’association Te Api Nui O te Tīfaifai a toujours été associée dans la vie politique très animée de Papara, à son mari Clément Le Gayic. Une longue histoire dans la trépidante vie politique locale En 2014, elle figurait déjà sur la liste qui avait été battue de 178 voix par le maire sortant Bruno Sandras. Une élection finalement annulée, et qui avait été réorganisée l’année suivante sans Clément Le Gayic, inéligible pendant un an après l’annulation de ses comptes de campagne, ni Bruno Sandras définitivement condamné, entre temps, dans l’affaire des emplois fictifs. En 2020, Béatrice Flores – Le Gayic avait de nouveau suivi son mari sur la liste Papara to’u fenua, cette fois sans le soutien de parti… Une liste de nouveau arrivée en deuxième position au second tour, cette fois derrière Sonia Punua, elle-même devenue tête de liste après l’inéligibilité de son mari Putai Taae. La mandature a depuis été très agitée, avec une majorité municipale déchirée dès 2021 et un ralliement surprise de Béatrice et Clément Le Gayic, qui a même pris une place d’adjoint, à la tavana Sonia Punua en 2022. Le couple, qui avait alors commencé à se rapprocher du Tavini, et dont le fils Tematai, aujourd’hui candidat à Papeete, était alors en campagne pour les législatives sous les couleurs bleu ciel, avait mis en avant le besoin de « stabilité » de la commune, ce qui n’avait pas empêché certains soutiens de dénoncer ce revirement. Pour cette nouvelle élection, Béatrice Flores – Le Gayic est bien en tête de liste, et son mari « l’accompagne ». Tavini te oire no Papara (TOP) devrait rassembler « pleins de nouvelles personnes », assure la candidate, bien décidée à enfin conquérir la mairie. Un complexe sportif pour la jeunesse et un centre pour les matahiapo « La commune aujourd’hui a besoin de rigueur, il n’y en a pas pour l’instant », pose-t-elle. Pour y parvenir, Béatrice Le Gayic a dressé une liste de ces projets à mettre en œuvre si elle est élue en mars. Pas question de rentrer dans le détail du programme, alors que « les autres » – il n’y avait pas moins de 10 listes en course dans cette commune de 11 000 habitants en 2020 – « ne l’ont pas encore fait ». Mais les priorités sont claires, à commencer par la création de programmes et d’équipements pour la jeunesse. « Sur Papara, on n’a plus aucun plateau sportif, explique la tête de liste. Le dernier que nous avions, c’était la salle Hotu Hau, qu’on utilisait comme salle de fête et aussi salle de sport. La tavana l’a fermée au mois d’octobre-novembre, donc jusqu’à aujourd’hui, on n’a vraiment plus rien. Et quand je pense qu’à l’époque, Papara faisait partie des élites, que ce soit dans le volleyball, le football ou alors le basket, aujourd’hui, ça se résume à des petits matchs de quartier. Et changer ça, c’est vraiment la première priorité. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/BEATRICE-LE-GAYIC-sport.wav « La deuxième priorité dont je veux qu’on s’occupe, c’est nos personnes âgées, indique la conseillère municipale sortante. Je veux mettre un centre pour matahiapo, comme un centre aéré, où ils viendront le matin et rentreront chez eux le soir. Mais dans la journée, ils seront là pour recevoir nos écoles, pour recevoir les enfants, pour des échanges et pour partager leur expérience. Je veux aussi qu’on récupère toutes les histoires, les légendes de la commune, et ça ne sera possible qu’au travers de nos matahiapo. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/BEATRICE-LE-GAYIC-2-matahiapo.wav Pour la construction de ces deux structures, la candidate rappelle que « la commune de Papara est riche en foncier », et que des lieux ont déjà été identifiés, même si elle préfère rester prudente. « Je ne veux pas vous dévoiler tout de suite ». D’autres axes sont également avancés, comme la modernisation des établissements scolaires, l’engagement en faveur de la cause animale, avec un appui aux associations et la mise en place de campagnes de stérilisation afin de limiter durablement la présence de chiens errants. « S’il faut accepter ces boum-boum, on va leur trouver une barge » La question des nuisances sonores devrait aussi être au centre du débat pour ces municipales que l’on parle de carbass que des personnes qui « traînent dans la rue » après la fermeture des bars, comme l’explique la candidate. « Il y a beaucoup de familles et des personnes âgées qui, le week-end, vont dormir dans des pensions ou dans des maisons à cause du bruit. Donc il y a un réel problème », précise Béatrice Flores – Le Gayic. « Ça fait déjà plus d’un an que j’ai alerté le maire. Parce que j’habite juste en face du Mati’s, un restaurant-bar où il y a déjà eu des soirées avec 300-400 personnes sur la route et c’est vraiment un problème. Tu as la musique jusqu’à 22h, et après, les propriétaires de l’établissement rentrent chez eux, et tous les clients qui sont dans les parkings continuent les boum-boum jusqu’à 2 ou 3 heyres du matin. » Pour elle, il s’agit à la fois d’un « problème de respect » et d’« autorisations ». « Si c’est une autorisation de restaurant, à partir du moment où ça devient une discothèque, il y a une autre autorisation », souligne la tête de liste, qui ajoute, à l’adresse du maire : « Tu viens quand même voir comment c’est fait, si les voisins sont d’accord pour cette musique jusqu’à 22h ou jusqu’à minuit avant d’émettre l’autorisation. » « Je ne suis pas contre les boîtes de nuit, je sais qu’il y a des gens qui veulent s’amuser, assure l’élue Tavini, mais il faut faire dans les règles. Si la boîte de nuit est bien fermée, bien insonorisée, il n’y a pas de souci, les voisins ne vont pas se plaindre. Et après, à la fermeture, il faut que l’établissement s’occupe aussi et qu’il s’assure que les gens rentrent bien chez eux. » Béatrice Flores-Le Gayic explique que si elle est élue, elle aimerait mettre en place « ce respect de la population, que les choses soient faites dans les règles. Et pour cela, il faut bien rencontrer le propriétaire, qu’on puisse trouver un terrain d’entente et mettre en place un système efficace, pour ne pas que la population soit pénalisée. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/BEATRICE-LE-GAYIC-3-nuisances-sonores.wav Concernant les carbass, la candidate rappelle qu’« à un moment donné, le maire actuel avait donné un site au fin fond d’une vallée justement pour ces jeunes-là ». Mais avec l’urbanisation progressive de la zone, « la population s’est plainte, donc ça s’est arrêté ». Elle dit réfléchir à de nouvelles solutions : « Je veux bien comprendre que les jeunes ont besoin de ça. S’il faut accepter qu’ils fassent ces boum-boum, il va falloir leur trouver une barge et qu’ils aillent au récif là où ils ne vont déranger personne. Ou alors qu’ils fassent comme à l’étranger dans les fêtes avec des écouteurs. » Le sujet fera quoiqu’il arrive partie des discussions pendant la campagne, qui s’annonce, comme d’habitude, animée à Papara.
©FB Béatrice Flores-Le Gayic C’est Béatrice Flores-Le Gayic qui mènera en mars la liste Tavini te oire no Papara aux municipales, avec l’espoir d’enfin conquérir une mairie où son époux Clément, cette fois en position de colistier, est plusieurs fois passé tout près d’une victoire. L’élue bleu ciel à Tarahoi promet« un respect des règles et de la population ». Et met en avant certaines priorités : construire un complexe sportif pour les jeunes et un centre dédié aux matahiapo… Et s’attaquer au problème des nuisances sonores, en contrôlant les rassemblements bruyants sur la voie publique et en proposant des lieux à l’écart pour les carbass, pourquoi pas une « grande barge » sur le lagon.