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Des discussions mais peu de fréquentation au Symposium vanille

Malgré la faible affluence du premier Symposium des vanilles d’Outre-mer, tenu à Tahiti du 29 septembre au 1ᵉʳ octobre, les organisateurs se disent « agréablement surpris ». Prévu pour une centaine de personnes, l’événement n’a réuni que 22 participants. Un absentéisme dû, en partie, au prix élevé du ticket d’entrée. Des projets pour la suite sont déjà prévus avec des regroupements de professionnels par archipel. 

Ils étaient peu, mais ils avaient beaucoup à dire. Du 29 septembre au 1er octobre, Tahiti a accueilli le tout premier Symposium des vanilles d’Outre-mer, entre le Hilton et la Foire agricole. Une centaine de participants étaient attendus pour ces trois jours de conférences et d’échanges autour des enjeux, savoir-faire et perspectives de la filière. Finalement, seuls 22 professionnels ont répondu présent. Une faible fréquentation qui ne décourage pas les organisateurs, « agréablement surpris par la qualité et le niveau de technicité que chaque délégation a présenté selon les spécificités de leur territoire, de leur terroir et avec les recherches menées chez eux », souligne Gilles Tefaatau, président de l’Association interprofessionnelle de la vanille de Tahiti (AIVDT). Qui ajoute, que malgré la reconnaissance de Tahiti comme producteur de haute qualité en matière de vanille, « on beaucoup à apprendre » des autres. 

Des tickets trop chers

Parmi les raisons de cet absentéisme, le coût du « ticket d’entrée assez élevé a été un frein », explique Gilles Tefaatau. Mais ça n’a pas été la seule difficulté. Porté à l’origine par la fédération à Paris, avec un financement des institutions nationales, l’instabilité politique du moment « a perturbé nos échanges avec le ministère de l’Outre-mer à Paris, le ministère de l’Agriculture », et par extension toute l’organisation, explique l’ancien ministre. 

Des regroupements de professionnels selon les archipels

Mais pour Gilles Tefaatau, l’essentiel reste les retombées, et il prévoit déjà « qu’il y ait une augmentation de porteurs de projets ». Son travail n’est pas fini : « On va faire une synthèse de tout ce qu’on a appris pendant ces deux jours, et on va la transmettre aux professionnels dans les îles : producteurs, préparateurs. » Le président de l’AIVDT prévoit même d’organiser la suite de ce symposium, mais à une échelle réduite. « ça sera l’occasion et l’opportunité d’organiser d’autres rassemblements, mais entre les professionnels des îles. Et je pense que c’est ce que je vais proposer, des petits regroupements de professionnels, selon chaque archipel, qu’on sensibilisera sur l’intérêt de porter une IGP (Indication géographique protégée) ».

« La filière vanille de Tahiti mérite qu’on investisse »

Au vu de la fréquentation plutôt modeste de l’évènement, on peut se demander si l’initiative était rentable. Une question à laquelle le producteur de vanille répond : « Évidemment, on aura toujours des critiques, mais lorsqu’on veut faire de la recherche et innover, ça a un coût, précise-t-il. Dans n’importe quel domaine où vous faites de la publicité pour un produit, il faut investir au départ. Et aujourd’hui, la filière vanille de Tahiti mérite qu’on investisse sur le plan financier pour rassembler tous ces professionnels. »

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