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Benjamin Zorgnotti se qualifie pour le championnat du monde Ironman

Benjamin Zorgnotti, jusque-là spécialiste de triathlon en format court, était aligné ce samedi sur son premier Ironman, en Nouvelle-Zélande. L’un des plus longs formats de la discipline : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,195 km de course à pied. Et il signe une performance hors norme : il termine 4e de la catégorie élite, se qualifiant pour le championnat du monde qui se déroulera à Nice en septembre prochain.

C’est peut-être une nouvelle carrière qui commence pour Benjamin Zorgnotti. Le triathlète était plutôt spécialiste des formats courts : du S (750 mètres de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied) ou du M (1,5 km de natation, 40 km de vélo et 20 km de course à pied), mais voilà qu’il termine 4e en catégorie élite (professionnels) de son premier Ironman. Un triathlon qui est l’un des plus longs formats de la discipline. La compétition s’est déroulée samedi dernier sur le spot de Taupo en Nouvelle-Zélande et le triathlète a signé une performance « stratosphérique ». Il a bouclé l’enchainement des trois disciplines en 7h53. Il passe donc sous la barre mythique des 8 heures. Ils sont peu d’athlètes à réussir à faire 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,195 km de course à pied dans ces temps. Il est au pied du podium dans la catégorie élite et gagne sa place pour les prochains championnats du monde qui se dérouleront à Nice en septembre prochain. Pas mal pour un premier Ironman !

« Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête »

Les amateurs de sport apprécieront ses statistiques : 47 minutes en natation (entre 1’16 au 100 mètres) : il sort même premier de l’eau, 4h14 pour le vélo (42 km/h) et 2h46 pour la course à pied (4 minutes au km). Evidemment les jours suivants ont été difficiles physiquement, mais enthousiasmants mentalement : « J’ai récupéré l’usage de mes jambes, je dirais hier soir ou ce matin. Pendant 48h, j’ai eu des grosses courbatures, ça partait des cuisses pour aller jusqu’aux mollets. Dès que j’ai passé la ligne d’arrivée, ça a été très compliqué, je ne pouvais plus m’asseoir. Aujourd’hui, physiquement ça va mieux, mais après il y a tous les à-côtés qui font que ça va forcément bien. Il y a beaucoup de choses qui se bousculent dans ma tête. Et du coup, ça, ça ne peut que se passer bien pour le moment. »

Une épreuve longue totalement différente des autres formats

Il avait déjà signé des temps plutôt intéressants en semi-Ironman (toutes les distances sont divisées par deux) mais des blessures l’avaient ensuite contraint à s’arrêter. Notamment un problème à une cheville qui a duré de long mois. Lui-même sentait bien qu’il n’était pas encore allé au bout de sa discipline et qu’il avait encore faim. C’est donc encouragé par ses proches qu’il reprend l’entrainement et s’inscrit pour une épreuve longue cette fois. Quasiment « un autre sport » pour Benjamin Zorgnotti, habitué aux efforts de 3 heures maximum. Il partait cette fois pour au moins 8h de course. « En gros, quand on sort du circuit courte distance, on parle d’1h ou 2h d’effort. Sur le half Ironman, on est sur 3h30 d’effort, donc on est encore dans des filières physiologiques que je maîtrisais. Là, sur de l’Ironman, on est sur du 8 h, c’est vraiment autre chose. On est sur une gestion d’effort. On doit éviter tout ce qui est à-coups, justement, dans les formats courts, on fait beaucoup de relances, on repart vraiment à fond. Là, il faut éviter tout ce genre d’efforts, rester bien stable, gérer bien sa nutrition. Doucement mais sûrement, mon coach n’arrêtait pas de me dire de rester dans mes zones. »

S’entrainer pour un Ironman à Tahiti : oui c’est possible

Rester dans ses zones, respecter la puissance sur le vélo ou le rythme cardiaque établis avec le coach et que Benjamin Zorgnotti surveillait sur ses appareils électroniques. Désormais, après une telle performance, sa carrière prend un autre tournant et son entrainement va être axé sur la préparation du championnat du monde à Nice en septembre. Et le triathlète se verrait bien sur le championnat du monde à Hawaii en 2026, une course mythique sur laquelle il espère s’aligner. « Il y a une voie pour les Polynésiens sur la longue distance. » Et c’est possible de s’entrainer à Tahiti pour un Ironman malgré la chaleur ou les nids de poule sur les routes : « Beaucoup de gens m’ont dit que c’était impossible de s’entraîner à Tahiti, il fait trop chaud, les routes sont nulles. Je voulais leur montrer que c’était pas vrai. Je discutais avec un copain qui s’entraine en France, à Brest. Entre Brest et Tahiti, je préfère Tahiti ! »

Et puis il y avait aussi une Polynésienne engagée sur la compétition. La présidente du club Vahine tri, Ra’imaeva Raapoto, faisait également son premier Ironman. Cette sportive, qui s’alignait chez les amateurs, n’avait qu’un seul objectif : terminer sa course. Ce qu’elle est parvenue à faire en devenant finisher. Une belle performance également.

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