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Bizou d’amour veut « écrire une nouvelle page sans politiciens » à Taiarapu-Est


Éducateur, chanteur, footballeur, animateur… Et aspirant tavana. Gerry Picard, plus connu sous le nom de « Bizou d’amour », n’en est pas à son premier engagement politique, mais cette fois c’est à la tête d’une liste « 100% citoyenne », No ‘oe Taiarapu-Est, qu’il se présente aux municipales. Aucun doute : les solutions pour un développement harmonieux de la commune viendront des « gens du terrain », et notamment de la jeunesse, à qui il faut montrer « qu’elle peut changer les choses ». Si le programme est étoffé, le premier objectif est simple : « apporter un sourire » aux administrés.

Beaucoup de sourires, et aussi pas mal de projets pour Gerry Picard. L’éducateur du lycée polyvalent de Taravao est surtout connu sous son nom d’artiste, Bizou d’Amour, sous lequel il a signé de nombreuses chansons, et animé quelques soirées mémorables à la Presqu’île. Mais l’auteur, compositeur et interprète a aussi plusieurs fois flirté avec la politique, chez les « jeunes orange », de l’ancien tavana Sylve Perry, auprès de qui il a siégé au conseil municipal, aux côtés de Nicole Bouteau, ensuite, aux territoriales, et sur plusieurs listes communales depuis.

Si le très avenant quinquagénaire a décidé de mener son propre mouvement dans ces élections, c’est pour « écrire une nouvelle page » dans une commune qui « mérite davantage ». « Une page sans politicien », précise-t-il, listant les « gens du terrain », jeunes ou moins jeunes, instituteurs, agriculteurs, étudiants ou retraités qui ont bien voulu l’accompagner sur la liste de Afaahiti-Taravao ou à Pueu, Tautira ou Faaone. « J’ai juste avec moi des personnes qui vivent ici, qui essaient de s’en sortir, reprend le tête de liste. Et c’est avec eux que je veux faire ce petit ‘parchemin’ d’une diversité totale et en toute simplicité ». Un « parchemin » baptisé No ‘oe Taiarapu-Est, et qui mise à la fois sur le développement durable, la restauration du lien social, et le développement de l’activité locale.

Changer de discours à l’égard des jeunes

Pas question d’attaquer le bilan du maire sortant : il s’agit surtout de « rendre la parole au peuple » dans cette campagne. Et surtout de lancer « une nouvelle dynamique », en cas d’élection. Bizou d’Amour en est sûr, il peut, avec son équipe, « apporter autre chose ». « Je souhaiterais avant tout que la population de Taiarapu Est puisse me donner sa confiance pour que je puisse lui apporter un sourire », insiste-t-il.

Un sourire qu’il veut tout particulièrement apporter à la jeunesse qui, dit-il, « a besoin aujourd’hui de motivation », de « reconnaissance » et de « vraies opportunités ». L’éducation, sans surprise, est une priorité, avec la création d’un complexe polyvalent à Taravao, la rénovation des infrastructures sportives, un plan de formation au numérique ou un guichet communal d’accompagnement des jeunes. « Il faut qu’on montre à la jeunesse qu’elle peut participer aussi à changer les choses », reprend Gerry Picard.

Évoluer en authenticité

Le changement, un mot à double tranchant dans cette commune, dans laquelle, à l’heure du plan de décentralisation, des projets de développement de Taravao, et de l’urbanisation galopante, certains luttent pour ne pas perdre leur cadre de vie et le Tairapu d’antan. Gerry Picard, lui, estime qu’il serait vain de vouloir « stopper les évolutions » de la zone. « On peut peut-être les ralentir, peut-être, mais pour ma part, ce que je propose, c’est de se préparer, de faire en sorte que lorsque ces évolutions arrivent, on puisse marcher avec elles. Et garder cette culture, ce patrimoine… Notre identité tout simplement. Et surtout l’authenticité ».

La liste No ‘oe Taiarapu-Est veut ainsi renforcer l’attractivité de la commune en « valorisant ses atouts naturels, culturels et agricoles », moderniser le marché de Taravao et le site de Teaputa, créer un syndicat d’initiative touristique, étudier la mise en place d’un musée communal, soutenir les entrepreneurs locaux, donner davantage d’autonomie aux communes, pour qu’elles puissent chacune aider les habitants à « travailler et vivre chez eux ». Côté confort de vie, il s’agit d’accélérer la mise aux normes du réseau d’eau, de renforcer la présence des forces de l’ordre dans l’espace public, notamment pour lutter contre les trafic, de mieux entretenir les routes, caniveaux, cours d’eau et arbres de l’espace public pour éviter les risques naturels, de créer un chenil communal et de mieux gérer la population de chiens errants, ou encore d’expérimenter une navette communale pour les matahiapo.

 

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