ACTUS LOCALESSECTEUR PRIMAIRE Campus des métiers de la Mer : bientôt un directeur, encore des questions Lucie Rabreaud 2025-12-12 12 Déc 2025 Lucie Rabreaud Christophe Misselis ©LinkedIn Le nom de Christophe Misselis, passé par la Dpam, le Sefi, les ressources marines ou l’industrie de la pêche, circule pour prendre la tête du Campus des métiers et qualifications de la Mer, qui doit coordonner et aider à développer la formation au fenua. Sa première mission devrait être d’aider à choisir un statut adapté pour ce CMQ-Mer labelisé en juin, qui peut être associatif, comme le campus Hôtellerie – restauration, ou être plus directement rattaché aux autorités publiques. Le Cluster maritime penche clairement pour la première solution, le Pays veut d’abord explorer toutes les options. Annoncé dès le mois d’août 2022, le CMQ-Mer avait fini par être labelisé par l’Éducation nationale française en juin 2025, pour une durée de trois ans. Le résultat d’une longue discussion entre le Pays, l’État et les professionnels, qui poussaient depuis longtemps pour faire naître cette structure qui, à défaut de former directement, permet de développer et d’animer la formation dans le secteur. Une structure qui doit encore être concrétisée. Lors de la dernière réunion du comité de pilotage, en octobre, le recrutement d’un directeur opérationnel a été lancé. Et un nom semble aujourd’hui tenir la corde : celui de Christophe Misselis, pas encore confirmé au poste, mais déjà sur toutes les lèvres. Aujourd’hui à la Dpam, il connait bien la mer puisqu’il a étudié les sciences halieutiques, est passé par l’IRD et l’Ifremer sur le développement de la pêche, il a dirigé le bureau des pêches thonières et a participé au développement des infrastructures du port. Il a monté deux entreprises spécialisées dans la pêche, une sur le conseil et l’assistance sur la pêche aux thons dans le Pacifique (Tahiti Tuna Consulting) et une deuxième d’exportation (Tahiti Tuna Trading). Christophe Misselis a aussi travaillé comme conseiller en matière de pêche pour différents ministres. Sa première mission pour le CMQ Mer devrait consister à déterminer un statut pour ce réseau d’acteurs publics ou privés qui interviennent dans la formation, l’enseignement et les métiers de la filière. Le ministère de l’Éducation et le vice-rectorat en font bien sûr partie, de même que le ministère de l’Agriculture, l’Université, les Maisons Familiales Rurales ou le Cluster maritime… Les professionnels du secteur penchent pour un format associatif, relevant que c’est l’option qui a été choisie, avec succès, par le Campus des métiers et qualifications du Pacifique créé en 2021 pour la filière hôtellerie-restauration. Le portage en association offre, pour ses promoteurs, une plus large possibilité d’actions, des possibilités de financement et de subventions, aussi, et permet d’éviter certaines lourdeurs administratives ou les restrictions hiérarchiques. Mais le Pays souhaite visiblement explorer toutes les autres possibilités : service administratif, établissement du pays, GIE, ou encore être hébergé par un établissement scolaire ou parapublic… Rien n’est décidé et ce sera au futur directeur de faire des propositions, de prévoir un budget et un mode d’organisation… Et de réussir ensuite à défendre son idée devant les différents partenaires, notamment le ministère de l’Éducation. Selon nos informations, la prise de fonction de Christophe Misselis pourrait être officielle au début de l’année 2026. Une fois nommé, son premier bureau sera installé dans l’annexe du Centre des métiers de la mer installé à la Marina Taina.