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Championship Tour WSL : Kauli Vaast affichera un « 24 » olympique sur son lycra

Le surfeur de Vairao a participé ce weekend, comme Vahine Fierro, aux WSL Awards Champions Gala 2026, à côté de Melbourne en Australie. Une soirée de célébration des 50 ans du World Tour qui a réuni toute l’élite du surf mondial, dont une quinzaine d’anciens champions du monde. Kauli Vaast y a reçu son trophée de champion des Challenger Series, mais aussi son maillot de « Rookie » pour la saison à venir en Championship Tour. Il y portera les drapeaux français et polynésien, et a choisi le numéro 24, en référence non pas à son âge, mais à son année de victoire olympique à Teahupo’o. « C’est un des meilleurs moments de ma vie. Ce numéro me permet de garder ça en mémoire, de conserver cette motivation », dit-il.

Lire aussi : « J’ai envie que tout le monde soit fier, c’est ça le but »

Dernier moment de détente avant de plonger dans le grand bain pour Kauli Vaast. Le champion olympique de 24 ans qui a décroché voilà deux semaines son ticket pour le Championship Tour, participera à partir du 1er avril – ce mardi, heure de Tahiti – à la première étape de la saison sur le spot mythique de Bell’s Beach en Australie. Mais avant de rivaliser, dans l’eau, avec l’élite mondial du surf, l’athlète de Vairao l’a fréquenté dans une soirée de prestige ce weekend, à l’occasion du WSL Awards Champions Gala 2026 qui a été organisé à Torquay, près de Melbourne et à quelques kilomètres du site de compétition. Une soirée qui célébrait aussi les 50 ans du World Tour professionnel, lancé en 1976 par International Professional Surfers, puis repris par la suite par l’ASP puis la WSL. En invités d’honneur de cet anniversaire, pas moins de 15 championnes et champions du monde de surf, dont bien sûr Kelly Slater (11 titres) et Stéphanie Gilmore (8 titres) mais aussi Molly Pickum et Yago Dora, sacrés en 2025, Italo Ferreira,  Felipe Toledo, ou Gabriel Medina, de retour « à plein temps » sur le circuit.

Des champions que Kauli Vaast, comme Vahine Fierro aussi présente à la soirée avec sa sœur Heimiti, fréquente depuis longtemps lors de leur passage à Teahupo’o. Les deux Polynésiens en affronteront désormais certains sur le tour pro. En attendant, Kauli Vaast lui aussi été célébré pendant la soirée, en recevant son trophée de champion 2025-2026 des Challenger Series, mais aussi son « jersey » de Rookie – un terme américain pour désigner les nouveaux venus dans les grands championnats. Si Vahine Fierro avait choisi le numéro 5, représentant les membres de sa famille et les archipels du fenua, lui affichera un « 24 » sur son lycra. Et il ne s’agit pas seulement de son âge. Dans une interview diffusée par le fédération française de surf, il explique que « 2024 a été une année incroyable, avec les Jeux Olympiques ». « C’est un des meilleurs moments de ma vie. Ce numéro me permet de garder ça en mémoire, de conserver cette motivation », complète-t-il. Son lycra portera aussi, en plus du drapeau français qui l’accompagne depuis ses premiers succès sur le circuit européen, le drapeau polynésien sur l’autre bras. Car Kauli, capitaine de l’Équipe de France aux derniers mondiaux ISA, où il pourrait de nouveau s’aligner cette année, répétait encore la semaine dernière, au micro de Radio 1, sa fierté de représenter Tahiti, et son envie de « rendre fier » ses nombreux soutiens au pays. Son objectif, déjà affirmé par son entraineur Joan Duru : être sacré cette année « Rookie of the year » dans le CT.

Vahine Fierro s’est aussi confiée à la FFS avant sa deuxième saison dans l’élite. Après avoir « souffler » ces sept derniers mois, elle se dit un peu stressée, mais aussi « excité » de reprendre le « mode compétition ». Mais elle l’aborde avec davantage de maturité : « Quand je suis arrivée sur le tour, je me suis rendu compte que le monde n’avait pas besoin d’un copier-coller d’une autre Steph Gilmore, et que ma différence est ma force, explique-t-elle. Je suis la première tahitienne à me qualifier sur ce tour et j’écris mon histoire à mon rythme. Et surtout, ça m’a appris que si ça se passe comme je veux, ou pas, le surf en compétition est une facette qui s’ajoute chaque jour à ma personnalité. C’est ça qui est le plus important ».

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