ACTUS LOCALESÉCONOMIE

Colloque sur la vie chère : les conclusions

Les deux jours de colloque organisé à l’assemblée de la Polynésie à la recherche de solutions contre la cherté de la vie se sont conclus jeudi. Les débats dans les groupes de travail ont parfois été houleux, et les représentants du monde économique ne se reconnaissent pas forcément dans la synthèse, à retrouver ici dans son intégralité. Antony Géros souhaite maintenant avancer dès le mois prochain, en concertation avec le gouvernement, dans la mise en œuvre de ces mesures.

« Des mesures audacieuses mais réalistes, pensées pour être mises en œuvre rapidement », a résumé Antony Géros dans son discours de clôture, à l’issue des deux journées du colloque sur la vie chère qui réunissaient les élus, les spécialistes du droit de la concurrence de plusieurs pays qui se sont prêtés bénévolement à l’exercice, et des représentants des forces économiques polynésiennes, notamment des importateurs et distributeurs de produits alimentaires. Le président de l’assemblée a salué « le pragmatisme des discussions » même s’il a fallu, dit-il, « réfréner certaines prises de position ».

Les acteurs économiques ont rapidement quitté Tarahoi en ignorant le cocktail prévu, et critiquant déjà la synthèse présentée qui ne reflètent pas leurs contributions, disaient certains hors micro. « C’est normal, sourit Antony Géros, ce sont des lobbies qui s’expriment et qui veulent préserver leurs intérêts », mais il défend sa démarche qui n’est pas une confrontation, assure-t-il.

Concertation avec le gouvernement

Pas de confrontation non plus, dit-il avec le gouvernement : il répète qu’il souhaite voir des traductions concrètes des propositions du colloque, dès la session administrative de l’assemblée qui débutera en avril, « mais toujours en concertation avec le ministre de l’Économie, parce qu’il ne faut pas déranger l’ordre des choses qui sont en train d’être établies par le gouvernement. Ils ne nous ont pas attendu pour étudier des mesures contre la cherté de la vie. »

Antony Géros se dit aussi conscient que les acteurs économiques demanderont des contreparties, fiscales notamment, aux restrictions que les changements des règles de concurrences qui pourraient advenir. « Oui, il y a aussi la ‘marge’ de l’acteur public qui se traduit à travers la fiscalité, donc à tous les niveaux de construction des prix, on va demander à chacun de faire des efforts. »

Priorité aux « mesures de transparence »

Henri Piffaut, membre de l’Autorité polynésienne de la concurrence et ancien vice-président de l’Autorité de la concurrence en France, estime que les mesures efficaces à prendre rapidement sont celles concernant « la transparence des informations, de façon à ce que les autorités de contrôle puissent s’assurer que les lois soient appliquées ». Il cite aussi la refonte de la TDL – déjà en gestation au ministère de l’Économie – et des quotas d’importation.

Tepuaraurii Teriitahi, comme plusieurs des élus, ont jugé ces deux journées « très instructives », et voient des possibilités d’action. Mais la représentante Tapura aussi veut rester réaliste et « ne pas mentir à la population » : pour elle il s’agit d’abord de « stabiliser les prix ».

 

200325-Colloque Sur La Vie Chère – Restitution Finale by Fred Ali

 

 

Article précedent

Collectif budgétaire : 29 milliards de plus au budget du Pays, dont 600 millions pour Air Moana

Article suivant

La Sélection U16 de Tahiti en route pour le Championnat de l’OFC 2025

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

Colloque sur la vie chère : les conclusions