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Des élèves handicapés privés d’auxiliaire à la rentrée

Une dizaine d’élèves handicapés de l’enseignement privé n’ont pas pu bénéficier d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS) à la rentrée. Deux lycéens de la Frat ont même dû renoncer à se rendre dans leur établissement faute d’être accompagnés.

L’information est partie de la Fraternité chrétienne des handicapés (Frat), dont le centre de la Mission s’est aperçu vendredi que quatre de ses pensionnaires n’auraient pas d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) à la rentrée et, parmi eux, deux qui ne pourraient pas se rendre dans leur établissement dans l’immédiat, faute d’être accompagnés.

Ces deux élèves souffrent de handicaps moteurs lourds et ne peuvent pas se déplacer ou écrire seuls. Ce lundi matin encore, ils ne sont toujours pas scolarisés alors qu’ils devaient entrer en seconde au lycée Samuel-Raapoto. « On est dans l’attente d’une résolution. Pour l’instant, ces deux élèves sont dans l’obligation de venir au centre à la Mission tous les jours », confirme la Frat ce lundi matin.

Une dizaine de cas d’AVS manquants

Mais le problème est visiblement plus large. D’autres cas d’auxiliaires de vie scolaire manquants dans l’enseignement privé ont été rapportés. Comme cette élève myopathe en classe de première, également à Raapoto, qui a fait sa rentrée sans AVS. « Elle peut marcher seule donc elle a pu aller en classe. Mais elle a besoin d’une AVS dix heures par semaine pour porter son sac ou prendre des notes. Si mercredi je n’ai pas de nouvelles, j’appelle l’association des myopathes », dit sa mère.

À l’association polynésienne contre les myopathies et les maladies rares (AP2MR), Serge Le Naour tente depuis vendredi de faire le point avec la DGEE. Selon ses informations lundi matin, il y a une dizaine de cas d’AVS manquants. Et cela concerne uniquement l’enseignement privé, alors que dans le secteur public tous les élèves concernés ont obtenu leur auxiliaire comme prévu.

Les auxiliaires de vie scolaire sont accordés, puis nommés, par la Direction de l’éducation et des enseignements (DGEE, compétence du Pays). Alertée par plusieurs parents, la présidente de la fédération Te niu o te huma (Handicap Polynésie), Henriette Kamia, indique avoir pris « un rendez-vous avec la ministre de l’éducation le 28 août pour parler de tout ça ».

(Mise à jour à 13h40.) Le directeur général de l’éducation et des enseignements, Thierry Delmas, a contacté Radio 1 lundi en début d’après-midi pour expliquer qu’un « problème technique lié à la dimension conventionnelle dans l’enseignement privé » est à l’origine du retard dans la nomination de cinq auxiliaires de vie scolaire. « En tout, cela fait dix élèves concernés. Il y a dix contrats à mi-temps, cela fait cinq temps pleins. Les personnes sont identifiées. Elles seront affectées bientôt. Ce retard n’est pas admissible, je suis d’accord, mais la ministre et moi-même avons la volonté que la situation soit réglée le plus tôt possible cette semaine. Nous sommes dessus, c’est notre priorité », a-t-il promis.

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1 Commentaire

  1. ARLETTE
    20 août 2018 à 14h19 — Répondre

    avec internet il serait plus simple de payer un tuteur qui se déplacerait au centre, plutot que de faire tous ces déplacements, c’est lourd pour tout le monde pour l’élève et pour l’AVS.
    les cours par correspondance, ca existe. J’ai vécu en Iran, les enfants des travailleurs français suivaient le CNED et ils ont réussi comme tout le monde. Arrêtez de dramatiser là ou on peut faire simple.

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