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Edouard Fritch : « Le président du SPC est manipulé »

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Après plusieurs jours de silence, le président du Pays est enfin sorti de son mutisme mardi matin pour évoquer en conférence de presse la résolution musclée du congrès des communes contre le gouvernement. Edouard Fritch considère que la résolution a été téléguidée et écrite de façon à « manipuler le président du SPC ». Le président du Pays pointe du doigt le conseiller polynésien du CESE, Christian Vernaudon, comme meneur de la fronde des maires dans cet épisode. L’intéressé dément.

Près d’une semaine après la résolution prise lors du 27ème congrès des communes, le président Edouard Fritch est enfin sorti de son silence. Ainsi au cours d’une conférence de presse donnée mardi à la présidence et entourée de plusieurs de ses ministres, le président du Pays a déclaré « que la résolution (lui) a laissé un sentiment un peu amer ». Raison pour laquelle il a « préféré ne pas réagir à chaud ». Et Edouard Fritch d’ajouter : « mon amertume est d’autant plus forte que depuis que je suis à la tête du Pays, j’ai multiplié les initiatives en faveur des communes ». Lors de cette conférence de presse, Édouard Fritch a affirmé, une fois de plus, sa confiance en Cyril Tetuanui, le président du Syndicat pour la promotion des communes (SPC). Même s’il pense que les « rédacteurs ou scribouilleurs ont réussi à manipuler le président du SPC » au travers de cette résolution.

Concernant le réel « manipulateur » de cette résolution, un nom était sur toutes les lèvres. Celui du conseiller polynésien du CESE, Christian Vernaudon. « C’est peut-être lui le aito dans cette affaire », a reconnu Edouard Fritch.

De son côté, Christian Vernaudon a démenti formellement les propos tenus par le président du Pays : « Je n’ai rien à voir dans la rédaction de cette résolution  (…) c’est la résolution des tavana ».

Qu’à cela ne tienne. Pour Édouard Fritch, ses détracteurs « s’élimineront tout seuls, ils s’isoleront tout seuls ». Le président du Pays ne compte pas se plier « à l’ultimatum » des tavana qui demandaient un transfert aux communes des compétences en matière économique sous trois mois. « S’ils (les maires, NDLR) demandent plus de concertation. Cela veut dire qu’il faut que je m’oblige à rencontrer chaque maires et échanger avec eux sur les projets », a conclut Édouard Fritch.

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1 Commentaire

  1. Tam
    10 août 2016 à 14h52 — Répondre

    Eh bien président « scribouilleur » tu es allé loin dans le passé pour la trouver celle-là.Heureusement que les scribes étaient là il y a 3 /4000 ans. Du coup c’est la faute à Christian ma… et plus les Tavana hahaha!!

    E… fa’aitoito ia outou Christian ma.

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