ACTUS LOCALESCULTURE Expos, soirée festive… Le Musée de Tahiti veut attirer les « gens de chez nous » Vaitiare Pereyre 2025-05-07 07 Mai 2025 Vaitiare Pereyre Le Musée de Tahiti et des îles, qui a accueilli 62 000 visiteurs en 2024, veut devenir « un lieu de vie » côtoyé par tous les publics, sans exception. Une volonté d’ouverture qui se traduit notamment par le projet de construction d’une cafétéria dans son enceinte mais surtout par l’organisation de plusieurs évènements. Outre le lancement, le 14 mai de l’exposition Te iho o te arutaimareva, « un hommage » aux végétaux du fenua, Te fare ia manaha se mobilisera le 17 mai pour la Nuit des Musées, sans oublier l’exposition FIER.E.S visible encore jusqu’au 22 mai. Lire aussi: 797 millions pour la nouvelle aile contemporaine du Musée de Tahiti Faire en sorte que les visiteurs ne viennent plus seulement « une fois », mais qu’ils reviennent… souvent. Presque aussi souvent qu’on irait au parc, à la médiathèque ou au café. C’est en tout cas le défi que s’est lancé Te fare iamanaha. Un pari de taille, assumé par sa directrice Hinanui Cauchois, bien décidée à faire tomber les clichés : non, le musée n’est pas réservé à une élite. « Ce que l’on veut, c’est que les gens comprennent que le musée est à tout le monde », insiste-t-elle. 10 000 visiteurs en 2024 Selon elle, en 2024, 62 000 visiteurs, ont franchi les portes de la galerie, soit 10 000 de plus que l’année précédente. Un « bon signe », selon la directrice, preuve que « la culture intéresse les gens de chez nous aussi ». Mais pour elle, ce n’est qu’un début. « On aimerait que les gens viennent encore plus. Qu’ils ne viennent pas qu’une fois en visite avec l’école ou en famille et puis qu’après ils ne reviennent plus. L’idée, c’est vraiment d’en faire un lieu de vie où les gens ont envie de fréquenter régulièrement. Il y a bien sûr le jardin où beaucoup de famille viennent pour pique-niquer, se promener… C’est très bien, mais il y a aussi des espaces gratuits dans lesquels on peut se promener et qui sont situés à l’intérieur du Musée. Le but, c’est d’attirer le plus de monde possible », explique Hinanui Cauchois. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/MUSEE-1.wav Une volonté d’ouverture sur lequel la direction de l’établissement assure travailler. Elle parle de l’ouverture d’une cafétéria pour 2027, des projets de nouvelle aile pour des œuvres plus contemporaines… Mais plusieurs temps forts sont aussi prévus dans ces murs dans les semaines et les mois à venir. À commencer par l’exposition « Te iho o te arutaimareva – Présences végétales », qui s’ouvrira au public mercredi 14 mai, dans la salle d’exposition temporaire, pour une durée de six mois. « Le végétal est partout dans nos vies : dans les mythes, les cérémonies, les colliers de fleurs… Mais il disparaît vite. Cette exposition, c’est une manière de lui donner une forme de permanence. » À travers une centaine de clichés anciens et contemporains, le musée va donc rendre un hommage à « cette présence éphémère mais essentielle, ancrée dans la culture polynésienne. » Quelques jours plus tard, le samedi 17 mai, Te Fare Iamanaha participera aussi à La Nuit des Musées. De 18 heures à 21 heures, l’entrée sera libre et gratuite. Au programme : visites guidées, projections de documentaires du Fifo braderie de livres, ambiance musicale et jeux de lumière sur les façades. L’occasion de redécouvrir le musée… de nuit. « Ce n’est pas la même atmosphère, il faut vraiment venir le voir. » Enfin, jusqu’au 22 mai, le public peut encore découvrir l’exposition « FIER.E.S » dans l’espace Farereira’a. Une série de portraits signée Louise-Michèle Cartouche, en hommage aux personnes transgenres en Polynésie. Hinanui Cauchois, directrice du Musée de Tahiti et des îles