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Faa’a annonce une expérience de pyrolyse des déchets

© Benoît Buquet

Le tavana de Faa’a, Oscar Temaru, a réagi jeudi matin au rapport de la chambre territoriale des comptes qui lui recommande notamment de fermer la décharge de Mumuvai. Il a annoncé le lancement d’une expérience de pyrolyse des déchets sur le site de la décharge dans les prochaines semaines.

Deux semaines après la publication du rapport de la chambre territoriale des comptes sur sa commune, Oscar Temaru a réagi ce jeudi matin devant la presse. Il a estimé une nouvelle fois que ces recommandations d’appliquer le Code général des collectivités territoriales (CGCT) constituent un interventionnisme colonialiste. Oscar Temaru appelle les communes à « soutenir sa demande de retrait de l’obligation d’équilibre du CGCT » et à « mettre fin au colonialisme qui entrave le développement social, culturel et économique de notre peuple ».

La pyrolyse des déchets à l’étude

Au sujet de la collecte et du traitement des déchets, Oscar Temaru n’envisage toujours pas d’adhérer au syndicat Fenua Ma, car cela reviendrait à augmenter brutalement les factures de ses administrés, a indiqué le tavana.

Au cours de la conférence de presse, le maire de Faa’a, entouré de quelques conseillers municipaux, a expliqué qu’une expérimentation d’une machine de traitement des déchets par pyrolyse va débuter au mois de septembre. Ce projet est porté par un industriel hawaiien : sa machine est déjà en route vers Tahiti, assure le directeur des services techniques et environnementaux de la commune de Faa’a, Denis Tekurio.

Pour l’instant, il s’agit d’une expérience sans engagement financier de la collectivité. L’investisseur hawaiien va installer une machine à Mumuvai : la commune fournit le terrain et 8 tonnes de déchets par jour. Si l’expérience est concluante dans six mois ou un an, alors le maire de Faa’a souhaite un investissement mutualisé des communes et du Pays sur ce projet. Selon la municipalité, entre 40 et 80 tonnes de déchets arrivent chaque jour à Mumuvai.

L’eau potable et l’assainissement

Au sujet de l’eau potable, la mairie confirme un « rendement de 40% » pour la distribution d’eau potable, c’est-à-dire 60% de fuites. Selon la commune, un nouveau schéma directeur « en cours d’élaboration depuis 2016 » vise notamment le « renouvellement d’ouvrages », la « comptabilisation des volumes gaspillés » et l’utilisation optimale de la « ressource gravitaire » (en altitude) pour réduire les factures d’électricité.

Enfin au sujet de l’assainissement des eaux usées, pour laquelle la CTC recommandait dans son rapport la construction d’une station d’épuration par la commune de Faa’a, le tavana Oscar Temaru a rappelé son souhait d’un projet intercommunal : « Dans les années 2000, c’est à Punaauia, et non à Faa’a, commune la plus peuplée de Polynésie, que le Pays décide, avec le financement du FED, d’implanter la station d’épuration de Tahiti, et c’est la Brasserie de Tahiti et non la commune de Faa’a, malgré plusieurs demandes (…) qui sera raccordée en 2011 au réseau d’assainissement de Punaauia… ».

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Le journal de 7h30, le 13/07/2018

6 Commentaires

  1. […] serait porté par un industriel hawaïen. Sa machine est déjà en route vers Tahiti, rapporte Radio 1 Tahiti, et le traitement par pyrolyse devrait débuter en septembre pour une expérimentation sur six mois […]

  2. Chaval
    13 juillet 2018 à 5h50 — Répondre

    « … mettre fin au colonialisme qui entrave le développement social, culturel et économique de notre peuple ». Il ne peut pas s’en empêcher, c’est toujours la même litanie du peuple opprimé, colonisé, brimé, entravé dans son développement, il est toujours à la recherche d’un rêve inaccessible rester dans l’histoire comme le « libérateur » du peuple mao’hi. Pourquoi tant de haine, de rancoeur ? Mais tout de même bénéficiaire d’une retraite du colonisateur en tant que fonctionnaire des douanes, ben là c’est normal non ? Il est vrai que l’argent n’a pas d’odeur. Pourquoi ne prenez-vous pas une retraite méritée Monsieur Temaru « votre » peuple n’est pas si malheureux que çà ?

  3. Iritahua
    13 juillet 2018 à 6h21 — Répondre

    Pourquoi impose t-on FAA’A à construire une station d’épuration, or, qu’à Punaauia certain quartier et ceux d’en hauteur ne sont pas branché sur la station ni même de compteur d’eau, pourquoi y a t-il 2 poids 2 mesures dans la même commune Messieurs du CTC. Les grandes fuites sont en hauteur dans les grandes piscines, les frais sont supportés par certain du littoral et non la totalité.

  4. MSF
    13 juillet 2018 à 9h23 — Répondre

    fait le tri des déchets dans ta commune ca sera un bon début ->BAC VERT- BAC GRIS comme tout le monde 🙂

  5. Jacques GERARD
    13 juillet 2018 à 9h31 — Répondre

    Jacques

    Tane Oscar Temaru s’affranchit de toute étude préalable, il ne sait que parler de Tamara’nui des années 93 ( procédé de méthanisation en fonctionnement dans de nombreux pays) mais aujourd’hui il sort un truc qu’il ne connait pas, juste de Hawaî, pour ne penser qu’à son idéologie et répondre à la CTC.
    Oubliez T. Temaru, la population veille sur son île et sa santé.
    Encore un projet infinançable pour le plus gros pollueur de Tahiti qui prend les gens pour des idiots.
    T.Temaruu, pour faire de la Pyrolyse il faut payer très bien ses ingénieurs, beaucoup d’énergie
    Une petite centrale nucléaire serait la bien venue.

  6. simone grand
    13 juillet 2018 à 17h25 — Répondre

    S’il peut se permettre une facturation allégée du traitement des déchets à ses administrés, c’est qu’en parfait colonisateur, il s’est installé chez autrui, sans payer ni loyer ni le moindre mm2 de foncier. Il est généreux avec le bien d’autrui. Et je suppose qu’en tant que retraité de l’Etat, il milite pour que ce ne soit pas la CPS qui gère le budget retraite des fonctionnaires d’Etat.

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