ACTUS LOCALESPOLITIQUE Face à un Tony Géros « absent », Tepuaraurii Teriitahi mène le combat à Paea Charlie Réné 2025-12-15 15 Déc 2025 Charlie Réné À trois mois jour pour jour du premier tour des municipales, l’élue Tapura a officiellement lancé sa campagne en tant que tête de la liste A poihere ia Paea. Hors de question de partir divisé, comme en 2020, quand la commune avait été conquise par Tony Géros pour 169 voix. Le groupe vert, couleur chère à l’ancien tavana Jacquie Graffe, rassemble différentes sensibilités autonomistes mais aussi des anciens colistiers du vice-président du Tavini, accusé d’être « plus à Faa’a qu’à Paea », d’avoir tendu l’administration municipale et échoué à faire aboutir des projets. Parmi ceux de cette liste d’opposition : la création d’un vrai cœur de ville autour de la mairie. Jacquie Graffe et son A Here ia Paea aimait sa commune, Tepuaraurii Teriitahi la « chérit » avec A Poihere ia Paea. Une « liste d’ouverture », en vert et qui affiche un grand flambeau sur son logo pour montrer sa filiation avec l’ancien tavana, et dont la campagne a officiellement été lancée ce lundi, trois mois jour pour jour avant le premier tour des municipales. Aux côtés de la représentante et ancienne présidente groupe Tapura à Tarahoi, une cinquantaines de militants réunis dans le parc qui fait face à la mairie, et qui avait jadis été le théâtre bataille de Fei Pi. « Alliance large » de « sensibilités, mais surtout de personne » Eux aussi prêts au combat pour Paea, ils représentent, assure la tête de liste, « toute sensibilités politiques » de la commune. Et surtout toutes les nuances de l’autonomie : A here ia Porinetia, dont la présidente Nicole Sanquer avait fait le déplacement depuis Mahina, Tahoe Tatou de Gaston et Pascale Flosse, Taatiraa no te hau ou Amuitahira’a, dont les militants locaux avaient signé une alliance avec Tony Géros en 2020 et même quelques anciens Tavini repentis. « Il s’est appuyé sur nous pour avoir son étiquette de tavana faire autre chose avec », regrette Tetu Chung, quatrième adjointe au maire en 2020, et écarté de l’exécutif avec le reste des orange huit mois après l’élection. Les discussions ont été longues pour en arriver à cette « alliance large » de « sensibilités, mais surtout de personne ». Et Tepuaraurii Teriitahi sait que l’annonce de la liste – « où il n’y a que 35 place » – causera encore quelques divisions. Mais le fait est que les verts ont « tiré les leçons du passé ». « Et qu’on bénéficie d’un vrai engouement », À ses côtés, Jean-Claude Hapairai, dont le maintien au second tour en 2020 avait probablement permis la victoire de Tony Géros, et qui sera le premier adjoint de Tepuaraurii Teriitahi en cas de victoire en mars 2026 : https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/12/TEPUA-PAEA-1.wav « Alliance large » de « sensibilités, mais surtout de personne » Personne, et surtout pas la tête de liste, qui se lance dans sa première élection « sans mentor et sans parti », ne doute de la réserve de voix du maire sortant. Mais pour les verts le « sentiment » de la population de Paea pousse au changement. Le vice-président du Tavini est ainsi décrit comme un roi absent, « déconnecté » de sa population, qui a passé « plus de temps à Faa’a qu’à Paea » ou même qu’à l’assemblée, qui n’a fait sortir « aucun projet de terre », et « a laissé tout pouvoir à l’administration » communal. « Ce qui explique peut être le mal-être au sein de la mairie », note Tepuaraurii Teriitahi, pointant que le personnel de Paea affiche un taux d’absentéisme record et une certaine « démotivation » : https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/12/TEPUA-PAEA-2.wav À l’entendre, Paea ne fait parler d’elle, ces dernières années, « que lorsqu’il y a des drames, des bagarres, des incidents » : « C’est pas positif et ça nous fait mal au ventre » lâche la candidate qui promet que la mairie ne « sera pas un tremplin politique, une façon d’obtenir autre chose derrière ». « Nous, on veut vraiment s’occuper de Paea ». Un « cœur de ville » et une mairie rénovée Des projets, il en existe tout de même quelques-uns « dans les tuyaux », et l’élue autonomiste reconnait ne pas vouloir « tout jeter ». Comme ces nouvelles cuisines centrales, « nécessaires », le Heiva Paea, auquel il faut « faire vraiment participer les quartiers » ou les activités culturelles « qu’il faut poursuivre ». Mais A Poihere ia Paea a choisi ses cibles et notamment le projet de vente d’un terrain sur les hauteurs de Tiapa pour faire construire « une usine de valorisation des déchets ». Côté programme, des mesures de soutien aux associations pour reprendre en main la jeunesse devraient être mises sur la table, en plus d’évènements « fédérateurs » des projets pour favoriser les déplacements au sein de la commune… L’eau devrait aussi être un sujet de débat : « Je ne ferai pas de promesses hallucinantes comme Tony, je ne serai pas celle qui dira que dans six mois l’eau sera propre, ça serait mentir », précise Tepuaraurii Teriitahi. Le groupe demande aussi une remise en état de nombreux bâtiments communaux, à commencer par l’hôtel de ville, « dans un état de délabrement »… Autour de cette mairie, il s’agit de faire naître un « vrai cœur de ville », regroupant de nombreux services, dont le centre médical que l’équipe de Tony Géros cherche justement à déplacer derrière la caserne des pompiers : https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/12/TEPUA-PAEA-3.wav