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FIFO 2026 : « On veut faire en sorte que ces métiers inspirent »

Laura Théron, déléguée générale de l’Afifo

Le Fifo revient pour sa 23ᵉ édition, qui aura lieu du 6 au 15 février à la Maison de la culture, avec 32 œuvres retenues, dont 10 documentaires en compétition. Parmi ces réalisations, un film local est en lice, et quatre autres œuvres polynésiennes sont hors concours. L’objectif reste de mettre en lumière les histoires et cultures océaniennes et de développer les métiers de l’audiovisuel dans la zone, et pour l’occasion, les festivités démarreront avec la diffusion des vidéos des deux lauréats du mini-film festival 2025 dédié aux jeunes réalisateurs du fenua. Les inscriptions pour cette catégorie sont toujours ouvertes jusqu’au 16 janvier. 

Le Festival international du film documentaire océanien (Fifo) revient, du 6 au 15 février prochains, à Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la Culture, après avoir primé l’année dernière le documentaire australien, The Dark Emu Story, et décerné un des deux prix spéciaux du jury à Fièr.e.s (Polynésie française). Comme chaque année, les projections se dérouleront en présentiel gratuitement pour les moins de 26 ans, mais aussi en ligne sur le site internet du Fifo. Cette 23ᵉ édition est dédiée à Mareva Leu ou « miss Fifo », déléguée générale du festival pendant sept ans et grande figure culturelle du fenua, décédée le mois dernier.

« Le parcours d’une femme qui vit dans la rue à Papeete »

Sur les 178 films inscrits, 32 ont été retenus : 10 documentaires en compétition, 15 hors concours, et 7 courts-métrages documentaires. S’ajoutent 12 courts-métrages de fiction. Parmi les œuvres sélectionnées cette année, cinq films polynésiens figurent au programme, dont un seul en compétition : le documentaire Ma rue, signé Mathilde Zampieri et Elia Merlot.

« Ce film parle avec beaucoup d’authenticité du parcours d’une femme qui vit dans la rue à Papeete, indique Laura Theron, délégué générale de l’Afifo. C’est un portrait très touchant et le film a réussi le pari d’être à la fois beau esthétiquement, quand on parle de la rue ce n’est pas toujours facile, et pudique. »

Parmi les œuvres locales hors compétition, citons « De Gaulle, la bombe à tout prix ! » de Lionel Boisseau, un documentaire rétrospectif consacré à l’histoire des essais nucléaires. « L’Héritage des Lapita », de Jean-François Benhamza, « Fenua vice », de Denis Pinson et Suliane Favennec, et enfin, « Les mots qui blessent » de Audrey Berti et Tetiama Herveguen.

Le jury sera présidé par Aaron Sala, directeur du FestPac 2024

Le jury 2026 sera présidé par Aaron Sala, figure du tourisme régénératif à Hawaii et directeur du FestPac 2024. À ses côtés, cinq grandes figures de l’audiovisuel venues de tout le Pacifique : Anuha Duray, responsable des acquisitions pour NITV (SBS Australia); Stephen Stehlin, producteur néo-zélandais ; Delphine Ollier-Vindin, fondatrice du festival Recif en Nouvelle-Calédonie; Tauarii Tracqui, danseur, comédien et auteur de Polynésie; et la journaliste Lucile Guichet.

Pour rappel, le grand prix Fifo – France Télévisions, c’est 500 000 francs, puis 200 000 francs chacun pour les deux spéciaux du jury. Sans oublier les 300 000 francs pour le vote du public, 100 000 francs pour le meilleur court-métrage de fiction, et 100 000 francs pour le documentaire aussi. Et cette année, une nouvelle récompense sur le développement durable, nommée « Prix de demain », sera décernée par France Télévisions.

Les lauréats du mini-film festival 2025 ouvriront le Fifo

Petite nouveauté pour cette édition : ce sont les œuvres des lauréats du mini-film festival 2025 qui ouvriront officiellement le Fifo, avec leurs vidéos de moins de cinq minutes. Le comité du jury a « choisi les deux premiers prix, qui sont les films Fa’aheimoe et The Pumpkin, de deux réalisateurs polynésiens de moins de 26 ans, explique Laura Theron. Je suis personnellement très fière parce qu’on veut faire en sorte que ces métiers inspirent, et qu’on ait de plus en plus de jeunes qui aient envie de raconter des histoires. Il y a une immensité d’histoires à raconter qui peuvent être de l’ordre de l’infiniment intime à l’infiniment grand, ou des histoires qui sont juste inventées, et c’est très bien aussi. »

Les inscriptions pour la deuxième édition de ce mini-festival sont ouvertes jusqu’au 16 janvier, avec une sélection finale d’une dizaine à une quinzaine de films projetés le dernier dimanche.

Candidatures toujours ouvertes pour l’Oceania Impact Pitch

Autre rendez-vous du Fifo : l’Oceania Impact Pitch, dont les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 décembre. « C’est l’opportunité pour les porteurs de projets, pendant le Fifo, d’être accompagnés et de s’entrainer à pitcher, c’est-à-dire vendre leur produit. Un jury leur remettra le prix du pitch, doté de 200 000 francs », précise la déléguée générale.

 

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