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Gérald Darmanin invite les membres du comité de décolonisation de l’ONU en Nouvelle-Calédonie

De passage à New York, le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer a été auditionné vendredi par le comité spécial chargé des questions de décolonisation, aussi appelé C24. Les précisions de notre partenaire Outremers 360°

« Le ministre a présenté l’historique de l’accord de Nouméa, le processus de discussion qu’il a engagé et les problématiques que rencontre le territoire. Il a ensuite répondu aux questions des membres », ont indiqué les équipes du ministre à notre rédaction. « Merci à la présidente du comité et aux pays membres pour cet échange riche et constructif » a indiqué de son côté le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur Twitter. « Au nom du Gouvernement, j’ai invité en Nouvelle-Calédonie les membres du comité », a-t-il ajouté.

Pour rappel, de nombreuses missions onusiennes se sont rendues en Nouvelle-Calédonie dans le cadre du processus de décolonisation et d’autodétermination des accords de Matignon et Nouméa. L’archipel est en outre réinscrit, depuis 1986, sur la liste des territoires à décoloniser de l’ONU. L’État, a ajouté le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, tente de « négocier » avec indépendantistes et non-indépendantistes un futur statut pour ce territoire du Pacifique sud. Gérald Darmanin, qui doit se rendre en Nouvelle-Calédonie dans quelques jours, s’est demandé « comment on pourra déclencher ce droit à l’autodétermination à l’échelle d’une ou deux générations ». « Je voulais garantir aux Nations unies que nous en discutons », a-t-il assuré.

Une visite aux États-Unis pour gagner en crédibilité

De la place Beauvau à Quantico. Pour son premier voyage sur les terres de l’Oncle Sam, Gérald Darmanin fait la tournée des sites les plus emblématiques de la police américaine. Sur place Lisa Monaco, secrétaire adjointe à la Justice et son homologue Alejandro Mayorkas font office de guide, pour le ministre de l’Intérieur reçu en grande pompe, par les plus hautes instances policières des États-Unis. Sur Twitter, le « premier flic » de France insiste sur la raison de son voyage : le renforcement de la coopération policière et judiciaire. « Nos deux pays continueront de s’engager de manière étroite pour lutter contre le trafic de drogues, la cybercriminalité et le terrorisme » insiste Gérald Darmanin. « Ensemble, nous avons évoqué les défis migratoires auxquels nos deux pays sont confrontés, la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue qui mobilisent pleinement nos services, et notre coopération en vue des JO de Paris 2024 » complète-t-il.

Au quartier général du FBI, à Quantico, le ministre de l’Intérieur est venu chercher les toutes nouvelles technologies en matière de police technique et scientifique. « On doit toujours chercher ce qui fait de mieux, ailleurs » poursuit un conseiller. Dans une période de tensions, sur fond de manifestations contre la réforme des retraites, de résurgence de la mouvance d’ultra-droite et d’ultra-gauche, Gérald Darmanin se rend également au siège de la police New-Yorkaise, la fameuse NYPD (New York City Police Department). Il assistera ce vendredi, à des simulations de maintien de l’ordre, ou de mise en situation dans lesquelles la police peut ou non ouvrir le feu.

Le déplacement à l’ONU est lui aussi un passage obligatoire pour tout candidat qui aspire à la présidence de la République et fortement recommandé à ceux qui lorgnent sur Matignon. L’entourage du ministre de l’Intérieur, coupe court à toute surinterprétation : « Ce n’est pas un plan de communication » objecte un conseiller. « Il est dans son rôle, son ministère a une forte portée diplomatique, il ne faut pas l’oublier » poursuit-t-il. Il ajoute : « Le ministre s’est déjà rendu à de nombreuses reprises au Maghreb pour la question migratoire, ou même en Russie avant la guerre. Il a toujours eu cette notion internationale ». Alors que la fin des 100 jours accordés par le président à Élisabeth Borne se rapprochent, les ministres présentés comme possible successeur enchaînent les déplacements à l’étranger : Gabriel Attal aux Etats-Unis, Bruno Le Maire en Inde ou encore Clément Beaune au Portugal. Chacun souhaite montrer qu’au-delà de son portefeuille, il sait gérer des dossiers internationaux, même si « la main mise d’Emmanuel Macron sur les sujets à l’étranger est très forte » concède un cadre de la majorité.

De notre partenaire Europe1

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