ACTUS LOCALESTRANSPORTS Grève des contrôleurs aériens : les propositions de l’aviation civile rejetées Nanihi Laroche 2025-12-09 09 Déc 2025 Nanihi Laroche Lancée il y a 20 jours par la section locale de l’Usac-CGT, la grève des contrôleurs aériens de Tahiti-Faa’a continue. Une nouvelle tentative de conciliation a eu lieu vendredi 5 décembre, où le syndicat à refusé les deux nouvelles propositions de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) : faire intervenir l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) et reprendre la formation des stagiaires contrôleurs pour résorber le sous-effectif. Pour l’instant il n’y a pas eu de perturbations des vols, mais la situation pourrait changer avec l’augmentation des rotations pendant les fêtes de fin d’année. Le mouvement de grève lancé le 19 novembre par une minorité des contrôleurs aériens de Tahiti-Faa’a se poursuit. À l’appel de la section locale de l’Usac-CGT (l’Union syndicale de l’aviation civile), les agents dénoncent depuisbientôt trois semaines un sous-effectif persistant, avec une réduction de 35 % des effectifs depuis 2022, alors que l’aéroport affiche une augmentation du trafic aérien de 25 %, indique Tiarama Lehartel, la responsable du syndicat, mais aussi des conditions de travail dégradées, comme le dépassement des 1 420 heures de service réglementaire. La demande principale des grévistes reste le passage de l’aéroport en « liste 5 », une classification qui détermine le nombre d’aiguilleurs du ciel. Une réunion de conciliation s’est tenue vendredi 5 décembre avec les représentants syndicaux et ceux de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Lors de cet échange, la DGAC, qui dit appeler à « la poursuite d’un dialogue social dans un esprit de responsabilité et de construction », a formulé deux propositions. La première : faire intervenir l’Inspection générale de l’Environnement et du Développement durable (IGEDD). Et la seconde consiste à reprendre la formation des stagiaires contrôleurs, actuellement arrêtée en raison du mouvement social. La « seule solution à court terme« , selon la DGAC, pour répondre rapidement au problème de sous-effectif : douze contrôleurs sont déjà affectés au centre et attendent de pouvoir intégrer la tour de contrôle. La section locale de la CGT a finalement refusé les deux propositions. Pour l’heure, le mouvement reste donc en place, et bien qu’il n’y ait pas eu de perturbations des vols jusqu’à présent, il est possible que cela change très prochainement avec l’augmentation des vols pendant la période des fêtes de fin d’année. Avec communiqué